Juge et assassin: adieu Agnès.

 

Après la découverte du corps en partie calciné de la jeune  ado de 13 ans, Agnès, la justice et ses assesseurs  et auxiliaires sont mis au ban de la nation

Encore que certains médias osent parler de présomption d’innocence et ergotent sur des points de droit à n’en plus finir.

Voici mon point de vue sur cette affaire, du moins dans un premier temps, donc à suivre.

Je ne vous apprends rien j’imagine en disant qu’il y a 3 éléments fondateurs des crimes et délits organisés par notre droit.
– 1) Existe-t-il une loi qui interdit et sanctionne tel ou tel acte?
Règle énoncée au XVIIIe siècle par Beccaria (1738-1794), jurisconsulte italien auteur du Traité des délits et des peines énonçant :«nullum crimen, nulla poena sine lege»: il n’y a pas de crime donc pas de peine sans loi préalable;
– 2) L’acte, ou sa tentative, a-t-il été réellement commis?
– 3) L’acte a-t-il été commis consciemment * ou non ?

Dans la première partie de l’affaire, on peut aisément répondre OUI à ces trois questions.
Allégorie de la justice, glaive et balance.

Ce sont les articles 222.24 du code pénal qui argumentent du viol ou de la tentative de viol, ici aggravée, car sous la menace d’une arme et après une savante préparation.

C’est 20 ans de réclusion criminelle, assortie d’autres peines complémentaires, dont l’une stipule que : «Le condamné peut notamment se voir interdire de se rendre dans certains lieux (jardins publics, par exemple), de fréquenter certaines personnes (des mineurs notamment), d’exercer une activité professionnelle ou sociale impliquant des contacts habituels avec des mineurs…»
Or, où retrouve-t-on ce jeune addict des films de violence et porno dès son petit déjeuner ? Dans un Lycée, où il me semble, les ados sont en nette majorité…
Première erreur, due très probablement à l’a-moralité des choses qui nous entourent, constituant la lente mais inexorable décadence de notre droit français, du moins ce qu’il en reste ( c’est là aussi une autre histoire) . La faute en incombe au législateur ( qui l’a mis ce poste ? ) même si les juges ont accompagné cette évolution, ou plutôt cette involution, sans guère d’opposition. Tout le monde a suivi, juges, avocats, auxiliaires, prétextant d’une habile rhétorique qui se veut humanitaire mais qui dans les faits est moralisatrice, sidérante, pleurnicharde, manichéenne, intolérante et si besoin est violente. Gare à quiconque ose aller contre cet état de fait.
Deuxième erreur, la présence d’un « spécialiste de l’âme » dont les origines fondatrices de ces messieurs tournent toujours pour un motif ou un autre, à affirmer que tout un chacun ne pense qu’à couchailler avec sa mère. Par contre, ce psy n’a rien vu de répréhensible chez ce jeune après sa tentative de viol, heureusement avortée. De qui se moque-t-on ?

Et l’on arrive au viol proprement dit, terminé par la mort de la jeune fille.
Si le juge avait dit le droit, et donc enfermé cet assassin en lieu sur, rien de cela ne serait arrivé. Qu’en pensent -ils donc maintenant tous ces professionnels de la justice ?
C’est 30 ans de réclusion criminelle, art 222-25 du code pénal. Gageons que d’ici 10 ans, il sera libéré sous conditions, etc, etc.
Vous avez dit justice ?

Certains invoquent le manque crucial de prisons, de  foyers fermés sous contrôle renforcé, j’en passe. Pour ces jeunes criminels, une seule ouverture possible, à l’abri de tout regard, de toute contrainte, de toute pression, rouvrir Cayenne. Et ne hurlez pas, de nombreux prisonniers de cette époque préféraient  cette prison ouverte que de vivre cloitrés à 5 dans 10 m².

* A ce niveau, on peut évidement faire intervenir les circonstances atténuantes, les vicissitudes de la vie qui ont pu entraver la bonne marche au sein de la société du coupable. On peut également mettre en avant ces pulsions inhérentes à l’être humain : en effet qui n’a eu ce genre d’envie brusque de dézinguer son prochain lorsque, par exemple, ces messieurs-dames parcourent allégrement les parking de voitures pour coller sur les pare-brise leurs chaleureux avis de passage, ou à l’inverse de vouloir protéger ce couple avec bébé dans la poussette, devisant gentiment devant soi, tellement il paraissait heureux et pourtant enclin à des tas d’accidents…Puéril, peut-être, mais ce sont des choses qui arrivent, que le corps médical ne maitrise pas tout à fait, ni les philosophes et autres penseurs.
Ici, dans ce cas précis, il ne saurait y avoir de pulsions, du fait de sa longue préparation et dans sa première tentative et dans la seconde parfaitement réussie. Les gens de son entourage commencent à se libérer et d’aucuns affirment déjà avoir vu des comportements bizarres chez ce jeune homme et d’autres  évoquent de très probables relations coupables entre propres membres de la famille de l’accusé. Ce ne sont peut-être que des on-dit, évidemment.
Le journal le Figaro du 24 Novembre titre : «Garçon normal», selon son entourage, l’assassin présumé d’Agnès était aussi un «manipulateur» compulsif.

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