Parfum, pub et immondice

 

Le Dahlia Noir ou la vestale exaltée de Givenchy, le parfum des femmes thanatophiles

Ce nouveau parfum de cette grande marque fait son nid sur le cadavre d’une jeune actrice, Elisabeth Short, venue de sa campagne à Hollywood pour réaliser son « rêve américain » de devenir actrice, mais découverte nue, coupée en deux vivante, éviscérée, défigurée et en partie démembrée.
Nul doute que ce mannequin n’ait pas eu connaissance de la position de la jeune femme avant de mourir, elle aurait probablement réagit; du moins, on ose l’espérer.Pub Givenchy

Quant à ce Riccardo Tisci, éminence grise de ce produit, que n’a t-il regardé ces quelques photos, son exaltation serait surement bien vite retombée. J’ai quelques doutes cependant .

Cadavre de Elizabeth ShortElizabeth Short vivante

Elizabeth Short: son cadavre défiguré

D’un commentateur,(merci à la Brebis)

Sur tous les panneaux publicitaires parisiens nous voyons s’afficher, en cette veille de Noel, une publicité en forme de belle femme affublée d’une tenue style « maitresse-sado » dans un scenario sado-maso (vetue de cuir, collier cuir noir etc…) faisant la réclame d’un nouveau parfum nommé le « Dalhia Noir »
On a beau etre habitué aux pires horreurs et turpitudes, aux pires profanations, reste encore notre illusion que les marchands gardent un minimum de décence et qu’existe une limite dans cette culture de mort que nous diffusent nos fabricants contemporains .
On reste encore surpris qu’il n’y ait plus aucun frein .
« Le Dalhia Noir « c’est le surnom qu’a donné la presse U.S, à la fin des années 40, à une pauvre jeune fille américaine, Elisabeth Short, venue de sa campagne à Hollywood pour réaliser son « reve américain » de devenir actrice.
On l’a retrouvée un beau matin sur une terrain vague d’Hollywood jouxtant la Norton Avenue, nue, coupée en deux chirurgicalement, hystérectomisée, avec des traces de torture et la bouche fendue d’une oreille à l’autre. Elle avait 22 ans .
A lire:
Ce crime, succédant à une série de femmes assassinées dans cette meme ville, a mobilisé la presse et la police en quete du coupable assassin mais, soit incompétence, soit corruption du Los Angeles Police Department, soucieux de ménager les huiles hollywoodienne, la ou les assassins n’ont jamais été découverts .
James Ellroy dont la mère a été retrouvée assassinée dans des circonstances aussi glauques a écrit un livre sur le Dalhia Noir, livre qui venait après une série de films made in Hollywood .
Quand on connaît l’horreur des circonstances de ce crime l’on se dit que cette pauvre fille mérite une sépulture décente et une pensée émue si ce n’est une prière vue l’horreur subie .
En place de quoi Givenchy ne trouve rien de mieux que d’exploiter post mortem cette pauvre fille non sans la diffamer, elle qui fut la victime, en l’affublant sur ces affiches publicitaires d’une tenue femme sado et en nommant son parfum le Dalhia Noir .
Décidément nos marchands de mort ont perdu la notion de tout ce qui serait un tant soit peu humain .
Reste à leur donner une leçon et faire que ce parfum reste l’apanage des femmes thanatophiles, Ce qu’il est .
Et, en espérant qu’elles soient rares et que la boite qui les promeut –Givenchy- sombre dans les oubliettes .
IL EST TEMPS DE STOPPER CE DÉCHAINEMENT ET CE CANCER QU’EST NOTRE CULTURE DE MORT ENTRETENUE AUJOURD’HUI PAR NOS MARCHANDS DE L’INDUSTRIE DU LUXE .

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Que ce soit en littérature, cinéma, théâtre et autres supports culturels, c’est le règne de l’abjection qui prévaut sur la moindre invention artistique.

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2 réponses à Parfum, pub et immondice

  1. LHDDT dit :

    Tant qu’on y est : Joyeux Noël au fait.

    • admin dit :

      Merci beaucoup, bien que cette année, le père Noël ne passe pas. J’irai probablement le voir dans notre très belle cathédrale. 🙂
      Bonne fête également.

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