Katyn, la mémoire retrouvée

Le 13 avril 1943,  la radio allemande annonçait la découverte dans la forêt de Katyn, à 20 km de Smolensk, en URSS, de l’un des plus grands charniers de l’histoire contemporaine

Au printemps 1940, sur ordre de Staline, la police politique de l’Union soviétique (le NKVD) y a exécuté d’une balle dans la nuque puis enterré quelque 15.000 officiers polonais, tous membres de l’élite intellectuelle. Au procès de Nuremberg en 1946, les alliés imputeront ces crimes à l’armée allemande. Quelques historiens opiniâtres demanderont la révision de ce pan de l’histoire de la seconde guerre mondiale. Avec succès, puisque le 26 novembre 2010, soixante‑dix ans après les faits, la Douma russe votera une résolution selon laquelle les documents conservés dans les archives secrètes du Kremlin prouvent l’unique responsabilité des Soviétiques dans ce massacre. Ce revirement mesure la fiabilité des conclusions du Tribunal de Nuremberg. (13 avril 2012)

Quelques précisions:

« …D’abord, on veut nous faire croire qu’au procès de Nuremberg (1945-1946), ce sont seulement les Soviétiques qui ont eu l’aplomb d’accuser les Allemands de ce meurtre de masse. Or la vérité est que l’acte d’accusation, avec sa mention du crime perpétré à Katyn par les Allemands, portait les signatures à la fois et successivement des Français (en premier lieu !), des Américains, des Britanniques et des Soviétiques (en dernier lieu !).

Ensuite et surtout, pour continuer à minimiser la responsabilité des Alliés dans l’affaire, certains aujourd’hui font valoir que, dans le jugement prononcé le 30 septembre et le 1er octobre 1946, le nom même de « Katyn » n’apparaît pas, ce qui est exact. Mais, ainsi qu’on pourra le constater plus loin, il n’en demeure pas moins que les juges de Nuremberg ont implicitement attribué le crime de Katyn aux Allemands du début à la fin du procès et cela grâce, en particulier, au subterfuge offert par un article du Statut, l’article 21 ; ledit article déclare qu’on considérera « comme preuves authentiques les documents et rapports […] dressés par les Commissions établies dans les divers pays alliés pour les enquêtes sur les crimes de guerre » imputés aux vaincus ; autrement dit, du seul fait qu’une Commission soviétique eût conclu que le crime de Katyn était allemand, il s’ensuivait que personne n’avait le droit de remettre en question la culpabilité des Allemands… »

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Il faut lire les articles 19 et 21 du statut du jugement de Nuremberg, c’est énorme.
C’est du style:

« – Vous êtes certain que c’est lui le criminel ?
– Oui
– Vous l’avez vu ?
– Non, mais je connais quelqu’un qui l’a vu.
– Et où est-il ce quelqu’un ?
– Il est mort.»

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« …En résumé,  les Russes n’ont pas été les seuls à se déshonorer par le mensonge de Katyn ; les Français, les Américains et les Britanniques ont eu, eux aussi, leur pleine part de ce déshonneur… »

De ce jugement allait résulter en France, quarante-cinq ans plus tard, le 14 juillet 1990, paraissant au Journal officiel, la loi socialo-communiste Fabius-Gayssot qui, depuis lors, rend incontestable ce type de mensonges sous peine de prison et de lourdes sanctions financières.

Un haut magistrat américain affirma que le « procès » de Nuremberg a bien été une high-grade lynching party (« une opération sophistiquée de lynchage ») montée par des vainqueurs ivres d’une puissance sans frein contre un vaincu saigné à blanc et réduit à une totale impuissance.

On peut ajouter à ce déshonneur la livraison par les Alliés, France de de Gaulle comprise, de civils et de militaires russes et cosaques avec leurs stanistis, après la guerre, à la police militaire soviétique, le MVD ou NKVD, et les sbires des ignobles Béria et Merkulov, son adjoint, tout deux meurtriers de millions d’Ukrainiens  et d’opposants à Staline bien avant  les massacres de Kaytn, Kosielsk, Starobielsk et Ostachkovà.

La France sous De Gaulle, qui avait signé en catimini le traité de Yalta le 29 Juin 45,  a eu deux camps de concentration, l’un à la caserne Reuilly, l’autre à Bauregard, où stagnaient des milliers de réfugiés de tout bord, Cosaques, Russes, Caucasiens, Ukrainiens, familles inclues. Dans ces camps étaient affichés en grand le portrait de Staline, camps où l’extraterritorialité était de rigueur, comme une Ambassade, admise par les Bidault, Blum,Tixier, Le Troquer, Depreux…

Seule l’Armée Française régulière s’est constamment opposée aux désidérata de Yalta, elle a même réussi à effacer près de deux divisions  de cosaques des listes d’effectifs  des camps afin de les soustraire à leur «réexpédition en URSS», selon les accords conclus entre les dirigeants communistes de Paris, ainsi que les Anglais du Ward et Foreign Offices et  les Américains.

Près de Liez, le camp de Peggetz était géré par les Anglais; dans la nuit du 1er Juin, le camp a été encerclé par les Argylls et les Buffs, 7400 hommes armé jusqu’aux dents. Le camp s’est rapidement révolté, et la tuerie a commencé. Les soldas anglais tiraient à tuer, tuaient, dépendaient les suicidés par douzaines et les «tuaient», les femmes égorgeaient leurs enfants avant de se suicider, ceux qui le pouvaient partaient au galop vers la Drave et se jetaient du haut des rochers, comme les 5000 soldats de l’Empereur, 30 par 30,  à Nauru . 1232 morts et des milliers de disparus. Après cette date, le maréchal Alexander refusait systématiquement de serrer la main de Churchill.

Il y eu d’autres tueries de ce genre, d’autres Katyn et d’autres camps de concentration en Italie, Yougoslavie, et en Amérique, déjà, à Fort Dix, New Jersey et à Shanks, Etat de New York.

La France et l’Angleterre on vendus près de 2 millions d’êtres humains aux soviétiques, avec le tacite accord de De Gaulle, Churchill et Roosevelt. Trois ans après la guerre, il en restait à peine 10 % . Aujourd’hui…

 

Un film à voir, Kaytn, de Andrzej Wajda

« Le film commence sur l’errance des milliers de réfugiés ne sachant pas où aller.Et ce n’est pas une histoire en images. En fait, tout le drame repose sur le visage d’une femme tenant une enfant par la main. Un cliché habituel, direz-vous ? Non, car tout le long de ce film, on assiste à la pesanteur du mensonge et de ses conséquences à travers le regard des femmes. Ce n’est pas la mise en images d’un massacre auquel Wadja aurait pu nous emmener, celui-ci ayant eu son père exécuté d’une balle dans la nuque près de Katyn, mais une œuvre magnifique où l’amour de ces femmes pour leur mari, leur amant, leurs enfants, où leur persévérance dans la recherche de cette tragique vérité en font d’elles des Antigones modernes, lumières d’une nuit de 70 ans . Les nombreux flash-back qui émaillent les recherches des uns et des autres servent de fil conducteur basé sur les cahiers tenus par un des prisonniers. La vérité apparaît peu à peu, comme un montage de Legos. Certaines scènes sont souvent insoutenables, qui montrent l’animalité de l’homme. On se prend à espérer à la sortie de ce film, à croire en la bonté retrouvée de l’être humain car on a compris ce qu’a enduré cette Pologne catholique, quelle a été sa résistance face au mensonge d’état officiel.

Les morts peuvent reposer en paix, l’Histoire est enfin de retour. »

Merci à Polémia, en lien, et à R. Faurisson

 

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Une réponse à Katyn, la mémoire retrouvée

  1. Chris dit :

    L’ HORREUR totale …je ne savais pas
    Je veux etre enterrée dans le cimetière des chiens …je renie ma race …

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