Une décapitation perpétuelle

Cinq républiques, cinq chaises vides

Et à la fin de chacune d’elles, il s’est trouvé un homme de circonstances pour s’asseoir temporairement sur le trône royal.

Pour instaurer une dictature dont les avenants sont toujours tributaires des lobbys en action qui ne représentent qu’eux-mêmes, rarement le bien commun du pays. Un Talleyrand, malgré qu’il en ait, a vite compris vers qui se retourner, un Napoléon après qu’il eut vaincu Bonaparte, sur la fin de sa vie désespérait de ne pas être son propre fils, un de Gaulle aurait pu écouter le Comte de Paris en son temps et passer la main, las, son ego démesuré doublé d’une lâcheté sans égale a fait que la 5e brule de sa belle mort annoncée depuis longtemps. Les clans s’époumonent à vouloir présenter leur capitaine tout en sachant pertinemment qu’il ne le sera que d’une compagnie fantôme sans aucun ordre ni même idée de patrouille au sein de cette guerre plus que bicentenaire. Mais peu importe, la place est à prendre, elle est juteuse, prometteuse de tas de privilèges qu’un roi en son époque eut la tête tranchée pour le dixième de ce qu’il existe aujourd’hui.

Que va-t-il se passer après la hollandaise nouvelle sauce poivrée plus qu’à l’envie qui nous est proposée?

Comment se fait-il que des nations comme la Grèce, l’Italie, et dans une moindre mesure, comme l’ Angleterre, l’Espagne, le Portugal ne puissent pas s’en sortir, autant politiquement qu’économiquement, l’un guidant l’autre et souvent contradictoirement ? Des pays millénaires qui ne peuvent plus envisager de vivre raisonnablement du fait de l’inconsistance et du j’m’en-foutisme de leurs dirigeants, trahison serait le mot adéquat à utiliser ?

Pauvre Saint Exupéry, sa vision de l’homme responsable à fait long feu qui s’est dilué dans les chimères de l’individualisme exacerbé.

Hier, c’était Jeanne d’Arc qui avait viré les Anglais du territoire de France; ce jour, qui viendra botter les fesses de tous ces incapables, ces dénis de justice, ces rastaquouères en mal de reconnaissance, ces rats aux multiples fromages dont un La Fontaine eut fait ses délices ?

A force de prendre les gens pour des cons – j’insiste sur ce dernier mot – il n’est pas impossible qu’un jour ou l’autre un d’entre eux ne surgisse et fasse tourner les canons sur sa propre ville avant de gouverner le plus tranquillement possible.

Il sera bien temps de crier:  » Nous ne voulions pas d’un tel tyran… »; d’aucuns répondront: » Trop tard, il est là… »

Ce contenu a été publié dans Politique, avec comme mot(s)-clé(s) , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Une réponse à Une décapitation perpétuelle

  1. Chris dit :

     » système  » , il a trouvé le mot juste , ce Monsieur qui mérite des applaudissements …j’ ajouterais meme  » diabolique  » et verrouillé ….
    Et , perso , au mot  » nuls  » , j’ ajouterais le mot  » et traitres  » …

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *