La Carlingue, nouveau style.

La liste Annie Ernaux, contenant 109 noms de personnes qui dénoncent l’écrivain Richard Millet comme raciste, faciste, islamophobe, etc,  remet en mémoire certains évènements de la rue Lauriston.

Il y a peu, un ministre de la culture, neveu d’un ex-président, avait, sur ordre de plusieurs membres du peuple élu, refusé d’inscrire Céline sur le recueil des célébrations nationales.

Plus avant,  c’était Paul-Éric Blanrue qui subissait les foudres des publicistes refusant la parution de son livre.  On ne parle même pas des révisionnistes, hachés menu de toutes les manières.

La diffamation est devenue plus qu’un art, un métier. Et ceux qui ne respectent pas le politiquement correct, ceux qui veulent s’échapper du système de pensée orwélien omniprésent en France, ceux qui se regardent sans frémir dans le miroir, tous tombent sous les fourches caudines des nouveaux locataires du 93, souvent agrémentées par les cachots de notre brave république.

Pauvre Jacques Alexandre Law de Lauriston, il doit se retourner dans sa tombe, sinon dans les bras de sa tendre  danseuse Amélie Legallois, en pensant à ce numéro. Un Hugo aurait surement trouvé quelques autres travers à « la ligne droite qui ne connaît pas la courbe».

Qu’est-ce qui est le plus méprisable, tuer son voisin de sang froid, entre  « quat-yeux », ou le dézinguer par personne interposée, en le dénonçant comme anti- machin ou pro-truc ?

Une bonne réflexion de Luc Besson.

 

 

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