Encore une repentance…

Le chef de l’État rend hommage aux victimes de la «sanglante répression» du 17 Octobre 1961 à Paris.

«En reconnaissant la responsabilité de l’Etat et en rendant hommage aux « victimes » de la manifestation interdite du 17 octobre 1961, François Hollande s’est comporté en militant sectaire, non en président de tous les Français. D’autant plus que, pour les historiens de métier, les prétendus « massacres » du 17 octobre 1961 constituent un tel exemple de manipulation qu’ils sont étudiés comme un cas exemplaire de fabrication d’un mythe ; comme Timisoara en Roumanie, comme les « couveuses » au Koweit ou encore comme les « armes de destruction massive » en Irak !!!

Hollande au milieu des siensTout repose en effet sur des chiffres gonflés ou manipulés et sur des cadavres inventés. Dans une inflation du nombre des morts, les amis du FLN algérien et les porteurs de valises communistes ont ainsi joué sur les dates, additionnant aux 3 morts avérés du 17 octobre ceux des jours précédents ainsi que les décès postérieurs. Pour eux, tout Nord Africain mort de mort violente durant le mois d’octobre 1961 est forcément une victime de la répression policière…même les victimes des accidents de la circulation.

Il est possible d’affirmer cela sans crainte d’être démenti car : … »

La suite ici.

Sarkozÿ n’avait pas voulu de cette injure . Ce qu’on lui sied gré.

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Ce ne sont que les locataires à titre provisoire de l’Élysée qui se repentent, pas la France.

Par contre, en ces habitudes de repentance, qu’elles soient de Chirac ou de Hollande, il semblerait que quelques dates fussent bien oubliées par ces deux messieurs. Toutes celles qui touchent à la « Révolution » dite Française autant que celles de certains camps après 45. Entre autres, celles du 14 Septembre 1793 et suivantes où l’ignominie de certains ont largement dépassé l’entendement humain. Comme les massacres de Septembre.

Extrait du blog du Général Desaix

Les tombes de la basilique St Denis« Il y a dans la Révolution française un caractère satanique qui la distingue de tout ce qu’on a vu et peut-être de tout ce qu’on verra…il n’y a plus de prêtres, on les a chassés, égorgés, avilis; on les a dépouillés. Et ceux qui ont échappé à la guillotine, aux buchers, aux poignards, aux fusillades, aux noyades, à la déportation, reçoivent aujourd’hui l’aumône qu’ils donnaient jadis. Les autels sont renversés, on a promené dans les rues des animaux immondes sous des vêtements des pontifes. Les coupes sacrées ont servi à d’abominables orgies. Et sur ces autels que la foi antique environne de chérubins éblouis, on a fait monter des prostituées nues.»  (Joseph de Maistre. Considérations sur la France.1796.)

Afin de fêter la prise des Tuileries du 10 août 1792, le conventionnel, Barère, propose au nom du Comité de Salut Public, de détruire les tombes royales. Dom Poirier (ancien bénédictin de l’abbaye de Saint-Denis, est nommé commissaire de l’Institut, et à ce titre, chargé d’assister à l’exhumation)  a été le principal témoin oculaire de l’exhumation et de la profanation des tombeaux royaux (ainsi qu’ Alexandre Lenoir). Il a assisté à l’exhumation, une première fois le 6 le 7 et 8 août 1793. Mais, c’est lors de la seconde vague de profanation en octobre 1793, qu’ont été véritablement réalisées les exhumations… »

Dom Poirier au centre des démolisseurs de tombes
Du baron  André de Maricourt, quelques précisions notables.

Sans doute le citoyen Bertrand Barrère, député à la Convention, s’endormit-il au soir du 31 juillet 1793 du sommeil paisible de l’innocence. Il avait conscience d’avoir rempli ses devoirs car, un peu blasé sur le sang vermeil des victimes qui coulait sur les places publiques, il avait eu l’idée géniale de déployer une incontestable bravoure en faisant la guerre aux morts.
Dès le jour même il avait décidé la Convention à célébrer l’anniversaire du 10 août en violant les sépultures royales de Saint-Denis « où s’enorgueillissaient d’une gloire évanouie » les cendres de tant de rois qu’on allait jeter au vent. Et, avec la monstrueuse ingénuité qui caractérise les temps de trouble, il ne concevait pas assurément que son « geste » applaudi pût être un jour mis au nombre de ces crimes si atroces que l’histoire les ose à peine conter.
Depuis le roi Dagobert nos rois reposaient à Saint-Denis, dans un asile qu’on estimait inviolable au sein même de ce pays de France qu’ils avaient tant de fois agrandi de leurs conquêtes. Saint-Denis c’était le tombeau de l’histone de France mais… étrange présage…. à la mort de Louis XV il n’était plus resté de place dans la basilique pour le roi Louis XVI, le dernier représentant de la Monarchie très chrétienne.
La Révolution se chargea d’en faire.
Au mois d’août 1793 commença la sinistre besogne. En trois jours on profana cinquante et un tombeaux. Qu’ils se nommassent Thierry ou Charles VII, Henri II ou Carloman, nos vieux rois chassés de leurs demeures funèbres furent enfouis pêle-mêle dans une fosse commune creusée au nord de l’église. On s’en inquiéta peu. Pour le peuple parisien qui avait les yeux tournés vers l’avenir, les Mérvingiens, les Capétiens, les Valois, c’était si loin !
Il en fut autrement en octobre. Interrompue pendant plusieurs semaines l’œuvre de destruction fut reprise le 12 de ce mois.
Qu’on imagine le tableau c’était un matin. Suivant l’expression du docteur Billers, auquel nous empruntons ce récit « la vieille église s’éveillait de sa morne et majestueuse somnolence ». Tout à coup, une foule grouillante de soldats et d’ouvriers en bonnets rouges envahissent le sanctuaire. Des curieux les suivent. Un « commissaire aux plombs » – frac noir et cocarde tricolore – les précède, officiel et très grave. On descend avec lui dans la crypte pour profaner le caveau des Bourbons.
Mais aux vivants les morts opposent une dernière résistance. L’accès de cet « empire du néant » est difficile. Il faut éventrer une muraille et tandis que, pendant des heures, les pioches font entendre leur bruit sourd, combien de cœurs battent dans les poitrines oppressées, combien de faces pâlissent à la lueur douteuse des lanternes ?
Enfin le mur s’écroule. et peu à peu l’œil distingue à travers une acre poussière cinquante-quatre cercueils couverts de velours et de moire, chargés d’une croix tissée d’argent et posés sur des tréteaux de fer rongés par la rouille. Nos rois sont là. Henri IV, Louis XIII, Louis XIV, Louis XV y dorment de leur dernier sommeil.
Devant tant de majestés deux fois sacrées par la naissance et par le trépas, y eut-il un mouvement de recul, un moment d’hésitation ? Malgré le règne de la peur un citoyen se trouva-t-il là aux entrailles assez humaines pour se rappeler que l’homme est au-dessus des hyènes et des chacals, pour se souvenir que dans un humble cimetière de campagne ses vieux parents reposaient en paix sous la croix, et que la mort a quelque droit au respect et à la piété ? Cela est douteux, car quelques instants plus tard, les leviers et les marteaux faisant leur œuvre, on voyait apparaître sous le couvercle de la bière brutalement soulevée et sous le suaire arraché, la noble tête du roi Henri IV dont la barbe blanche et le visage cireux étaient à peine altérés.
Et tandis qu’on posait debout sur une pierre « le bon roy Henry » une femme donnant le signal de la curée le souffleta et le fit tomber à terre. Alors, ce fut à qui lui arracherait une dent, une poignée de cheveux, un lambeau de chemise….
Puis, dans le dénombrement macabre, ce fut le tour du toi Louis XIII. Exhumé, on le reconnut à sa fine moustache noire. La tombe de Louis XIV fut ensuite profanée. Il était entier dans son cercueil ,  la face toute noire. « En vain, écrit Chateaubriand, pour défendre son trône il parut se lever avec la majesté de son siècle et une arrière-garde de huit siècles de rois. Lorsque précipité dans la fosse commune il tomba. tout fut fini. »
Marie de Médicis, Anne d’Autriche, Marie Thérèse furent exhumées tour à tour. Turenne qui avait partagé la tombe des rois subit comme eux la profanation suprême. Plus tard, un « citoyen industrieux » exhiba son cadavre et vendit ses dents une à une.
Cependant, il fallait faire diligence. Cette chasse aux morts que Holbein se serait refusé à peindre était singulièrement fructueuse. Le 16 octobre, au moment même où montait sur l’échafaud, en victime expiatoire, l’innocente Marie-Antoinette on exhuma les restes de Louis XV. Est-il un rapprochement plus saisissant ?… .Nous passons sous silence les détails trop réalistes, les coups de fusil qu’il faut tirer pour chasser les miasmes pestilentiels, le bruit sinistre de la fonderie qu’on a du établir pour se débarrasser au plus vite des cercueils »
Les jours se passent, la besogne continue. Au hasard des tombes on profane. Marie Leczinska, Marie-Victoire de Bavière, Henriette de France…. vingt princes de la Maison de Bourbon s’éveillent un moment pour retomber à jamais dans « la poudreuse famille des morts. »
Puis maintenant on remonte dans le passé, on s’attaque au hasard aux « oubliés » du mois d’août.
C’est Charles V, Charles VI, Charles VIII…. et tant d’autres qu’on arrache de leur repos pour les insulter et les rejeter poussière…. dans la poussière. C’est Philippe de Valois, Charles le Bel, Philippe le Long, le roi Jean…. c’est le royal défilé des fantômes de la vieille France qui passe….
Enfin le 24 octobre, les ouvriers lassés s’arrêtent. L’œuvre est accomplie, et bientôt on n’entendra plus dans la morne solitude de la basilique « que la chute de quelque pierre qui se détache de ses murs en ruines ou le son de son horloge qui va roulant dans les tombeaux vides et les souterrains dévastés ».

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Le pillage des tombes aujourd’hui, ainsi que les destructions d’églises, de France ou d’ailleurs, peuvent paraître quelque peu « fait divers » face à ces déferlements de haine où la bête a pris le dessus sur l’humain.

Une lecture du livre de Jean Raspail, Sire, détaille aussi cette période.

Sur wiki, une fois n’est pas coutume, un bon article.

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Une réponse à Encore une repentance…

  1. LHDDT 佐罗 dit :

    « « Il y a dans la Révolution française un caractère satanique qui la distingue de tout ce qu’on a vu et peut-être de tout ce qu’on verra… »

    avec une évidente collusion par les Maçons (Angleterre elle aussi infectée) , la Révolution « socialiste » déjà, donnant le droit de vote aux « juifs » et aux noirs.

    Robespierre s’engage pour l’émancipation et le droit de vote des juifs et des noirs1, il combattît vigoureusement le suffrage censitaire, il proposa aussi l’abolition de la peine de mort.Il était aussi pacifiste et anti-impérialiste

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