Être Française aujourd'hui a t-il encore un sens?

par Freya von Asgard

Propos liminaire du webmaster :

Il est possible évidement de n’être pas en plein accord sur tout le thème déployé. Il y a des parties historiques extrêmement enrichissantes malgré quelques mots frisant l’anathème. Ce qui me chagrine est la vision, au demeurant fort sympathique, de la mise en avant de la Femme amoureuse de Lesbos au firmament de l’autorité nationale, car cela se traduit le plus souvent comme une dénaturation de l’être humain fait Homme.

D’autre part, envisager comme nécessaire, sinon possible, une socialisation dans un cadre purement national est peut-être une belle idée, mais soumis à quantités de pressions dont les moindres sont issues directement des jugements de Nuremberg.

Néanmoins, voici le début de l’article en question, la suite sous votre url complète.

 » Quand se trouva dissoute, en 1789, l’ancienne association connue au Moyen-Âge sous le nom de Chrétienté, et qui à maints égards continuait l’unité du monde romain, fut fractionnée l’Europe en nations souveraines, qui quoiqu’inférieures à l’antique Pax Romana composèrent les derniers des cercles où pouvaient exister des relations humaines durables et consistantes. Ces relations se délitent de jour en jour dans chaque pays d’Europe. Le «Grand débat sur l’identité nationale» en 2009, a clairement mis en évidence l’incapacité de l’actuel peuple de France à constituer une Nation. Examinons donc, sine ira et studio, ce qu’il en est.

Un peuple n’est pas une association volontaire, mais un agrégat naturel d’individus. Et chacun de ces individus est d’autant plus riche en émotions, d’autant plus abondant en forces sentimentales, qu’il est moins individualiste, plus complètement et plus intimement immergé dans l’âme collective dont il est un des moments. Et qu’est cette âme collective, sinon l’œuvre de la terre natale et des morts ? L’organe local d’une race sont successivement : la nation, puis la région, puis encore la famille. Le culte du Moi, l’existentialisme donc, ne peut aboutir qu’à un acte de foi envers les antiques disciplines subordonnant le développement de la personne au développement de la Race et de des représentations ci-dessus énoncées – et donc à l’essentialisme.

Car à quoi est arrivé l’individualisme forcené engendré par les « principes » de Mai-68 ? L’ « homme libre », épouvanté de sa solitude après quelques tours sur lui-même, commence à regarder vers l’essentialisme, à souhaiter un grand embrasement collectif de la Nation et de la Race, et constate que son propre être personnel ne peut que s’enrichir de tout ce que lui apporte l’histoire de son peuple, celle des morts et celle que les vivants devraient être en train d’écrire avec lui.

A contrario l’immigré ressent douloureusement la contradiction entre l’individu et le collectif, car ne pouvant développer les façons de sentir qui existent naturellement dans le pays d’accueil. C’est qu’on ne fait pas l’union des individus sur des idées tant qu’elles ne sont que des raisonnements : il faut qu’elles soient doublées d’une force sentimentale, qui ne peut être la même chez celui dont les ancêtres viennent de la jungle, du désert ou de la toundra. Voila pourquoi un Africain, un Maghrébin, un Asiatique ne pourra jamais être français : à la racine de tout — puisque c’est bien de « racines » que nous parlons —  il y a un état de sensibilité, et établir la vérité d’une race par la raison seule ne serait que vanité, puisque l’intelligence peut toujours trouver un nouveau motif de tout remettre en question . Il n’est qu’à voir nos actuels « théoriciens » du consumérisme (« droite ») ou du multiculturalisme (« gauche ») s’époumoner en vaines malédictions contre tout ce qui ne plaît point à leur imagination. Puérils et malsains rationalismes, impuissants par nature à établir une unité morale, une définition commune de la France, une connaissance commune de notre but, de nos ressources, de notre centre : c’est que le problème tant pour l’individu que pour la nation n’est pas de se créer tels qu’ils voudraient l’être, mais de se conserver tels que les prédestinent leur appartenance raciale séculaire.

L’inconscient collectif est le dénominateur commun d’une nation, il est comme son album souvenir, là où trouve consigné tout le vécu de l’ethnie : c’est la mémoire de la « race historique » et c’est à ce niveau des inconscients individuels qu’on trouve, en particulier, les symboles, les archétypes propres à sa culture. Au niveau de l’inconscient collectif se forment des images qui composent les infrastructures inhérentes de l’ethnie. L’inconscient collectif se manifeste dans les œuvres humaines : symboles, mythes religieux, œuvres d’art… il explique que certaines légendes se répètent dans les antiques mythes païens européens en des formes identiques, de même que certains thèmes qu’on retrouve dans leurs seules littératures.

Ces archétypes sont les invariants de l’âme d’une nation, et ne peuvent être partagés, et encore moins compris, par d’autres races, ce qui renforce la nécessité de leur expulsion du territoire européen : avec la meilleure volonté du monde un Noir, et même un Juif, ne pourra devenir un vrai Français, l’inconscient collectif étant lié à la transmission de l’hérédité d’une génération à l’autre.

La nation étant donc constituée des morts, des vivants et de ceux à naître, il ressort que les générations successives y sont les étapes d’une même marche vers l’avenir. La nation ne s’inscrit point dans un moment, en un périmètre donné _ comme le serinent les immigrationnistes de tous plumages et les zélotes du « droit du sol » _ c’est un milieu générateur dont nous sommes une partie, puisque nous avons reçu le dépôt traditionnel de ses énergies, et aussi une partie de nous, la plus intime, la plus active. La coutume étant l’expérience instituée par la nature d’une race pour tout ce qui touche aux mœurs, nous voulons réconcilier la dialectique et l’émotion, la sèche analyse intellectuelle et la frénésie de l’appétit sentimental – Marx avec Maurras, Heinrich Himmler avec Herbert Marcuse – et ce par l’union de l’idée socialiste et de l’idée nationaliste : nationalisme engendre nécessairement socialisme, comme économie libérale engendre cosmopolitisme. Par l’amélioration matérielle mais aussi morale de la classe la plus nombreuse et plus pauvre sera réalisée la défense de la Nation, dont elle constitue précisément la base : le principal résultat de l’emploi des moyens techniques accumulés par le capitalisme moderne ne doit pas être l’allongement des temps de travail, mais l’effacement de celui-ci au profit d’activités sexuelles et commémoratives, indissolublement liées.

Car un peuple est un être moral affectif, et pour honorer les générations qui l’ont précédé et enfanté devront être recréé des ensembles tragiques : les monuments aux morts, lieux de l’identification avec les héros et de la justification de leur sacrifice, où les jeunes couples s’adonneront à la copulation afin de célébrer rituellement que mort et sexualité vont de pair en constituant un mécanisme qu’utilise la vie pour mieux se continuer et se diversifier. Les représentations figurées y seront essentielles : ces monuments seront des œuvres sculptées, construites, qui tiendront une place spécifique dans le paysage rural ou urbain. S’y dérouleront des rites de fécondité et d’érotisme afin d’imprégner l’inconscient collectif, ce ciment qui transforme les peuples en nations, en ethnies, en « races historiques », de la trinité que constitue les puissances de renouvellement, de fertilité et de mort… »

La suite ici.

 

 

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5 réponses à Être Française aujourd'hui a t-il encore un sens?

  1. Cotuatos dit :

    Sur « la mise en avant de la Femme amoureuse de Lesbos au firmament de l’autorité nationale », il ne faut pas prendre trop au sérieux cette partie BLH.
    Cela fait partie du folklore de la sonorité aryenne, des personnages virtuels qu’ils se sont créés.

    Et sur « une socialisation dans un cadre purement national », si j’ai bien compris ce que vous vouliez dire, aujourd’hui c’est l’intervention « humanitaire » direct. C’est cuit. Ce serait perçu comme un abus de pouvoir, sans légitimité. Donc le coup d’état… ^^
    Ca vient d’en haut c’est mal, d’en bas ils se renieraient eux même.
    Donc tant que nous serons plusieurs sous la même administration il faut arriver à nous déconnecter le plus de l’état. S’y identifier c’est forcément être obligé de se déraciner encore d’avantage. C’est le seul moyen de se reconstituer. Et c’est normal que ce soit difficile. La situation est inédite sur notre sol et concerne toute l’Europe.
    Je repense souvent à cette étude américaine qui démontrait que plus la société était multiculturel et moins vous trouviez d’état providence. L’exemple le plus flagrant sont les USA. Ca ne les empêche pas d’être solidaire et de donner à de nombreuses associations caritatives ou communautaires.

    Ensuite dans les faits c’est une autre paire de manche. L’état français est surement l’un des plus possessif. Jaloux comme une teigne. Il va falloir sacrément ruser.
    « la république gouverne mal…etc… »

    • Cotuatos dit :

      sororité*

    • blh dit :

      Se reconstituer, se re-solidariser, dites-vous, bien sur, et comme le répète l’amie Carine, à bas l’atomisation. Mais je crains fort que cette dhimmitude qui s’installe à tous les niveaux des Grands Corps d’Etat autant que dans les Administrations sous-jacentes nous ramène à Jean Raspail :
      « … Ce que je ne parviens pas à admettre, et qui me plonge dans un abîme de perplexité furieuse et désolée, c’est pourquoi tant de Français avertis … concourent aveuglément, méthodiquement, voire cyniquement, à l’immolation d’une certaine France – évitons le qualificatif d’éternelle, qui les révulse – sur l’autel de l’humanisme exacerbé. ..

      Tout de même, ne désespérons pas.

      Assurément il subsistera ce que l’on appelle en ethnologie des isolats, de puissantes minorités, peut-être une vingtaine de millions de Français – et pas nécessairement de race blanche – qui parleront encore notre langue dans son intégrité à peu près sauvée et s’obstineront à rester conscients de notre culture et de notre histoire telles qu’elles nous ont été transmises de génération en génération… »

      Bien qu’il semble que ses derniers espoirs soient devenus quelque peu abscons, au delà de la réalité.

  2. Carine dit :

    Je n’aime pas non plus la partie vantant Lesbos.
    J’ai du mal avec ce texte, mais ce n’est pas grave.
    En revanche, oui à la redécouverte de la solidarité, de la proximité.
    Pulvérisons l’atomisation !

    • blh dit :

      Ce n’est pas tant que je n’aime ni Lesbos ni ses disciples, poètes ou non, mais surtout, ce sont les conséquences, déjà désastreuses de cette dénaturation de l’Homme qui donnent à réfléchir.

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