La dé-américanisation de la planète

USA vs Chine, ou la guerre économique.

Hormis le fait de la reculade de Batmann-Obama concernant l’intervention militaire en Syrie où la Russie et la Chine ont parfaitement maitrisé la situation, jusqu’à ridiculiser quelque peu la Maison Blanche – voir ici à ce sujet – l’agence de presse officielle chinoise Xinhua, sous la plume de Liu Chang, critiquait ouvertement les sempiternelles intrusions US dans quasiment toutes les régions du globe, militairement ou économiquement, sous le fallacieux prétexte d’instaurer la démocratie dans ces régions.

L’article est au vitriol et son auteur ne mâche pas ses mots, appelant un chat, un chat.

By Xinhua writer Liu Chang

BEIJING, Oct. 13 (Xinhua) — As U.S. politicians of both political parties are still shuffling back and forth between the White House and the Capitol Hill without striking a viable deal to bring normality to the body politic they brag about, it is perhaps a good time for the befuddled world to start considering building a de-Americanized world.

Emerging from the bloodshed of the Second World War as the world’s most powerful nation, the United States has since then been trying to build a global empire by imposing a postwar world order, fueling recovery in Europe, and encouraging regime-change in nations that it deems hardly Washington-friendly… »

La suite ici

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L’article en français venant des publications Agora, écrit par Cyrille Jubert

« Alors que le gouvernement américain veut faire croire au monde qu’il est le champion de la morale, de manière plus ou moins couverte, il torture les prisonniers de guerre, cible des civils avec des attaques de drones et espionne les leaders politiques et économiques dans le monde. Sous ce qui est réputé être la Pax Americana, nous n’avons pas réussi à trouver un monde où les Etats-Unis chercheraient à éviter la violence et les conflits, à réduire la pauvreté et les déplacements de population et feraient leur possible pour apporter une vraie paix durable.

Au lieu d’honorer leurs devoirs en tant que nation dominante et responsable, l’egocentrique Washington a abusé de son statut de super-puissance, introduit encore plus de chaos dans le monde en diffusant des risques financiers à l’international, a été l’instigatrice de tensions régionales… et a lancé des guerres injustifiées sous des prétextes fallacieux basés sur un tissu de mensonges avérés.

Le résultat est que le monde est encore en train de chercher comment s’extirper d’un désastre économique dû à la voracité des élites de Wall Street, alors que les meurtres et les bombes sont le quotidien du peuple irakien des années après que Washington s’est vanté de l’avoir libéré du joug d’un tyran. Plus récemment, la division bipartite itérative de Washington sur le budget fédéral et le plafond de la dette met en danger ses partenaires économiques surchargés de valeurs en dollar et une communauté internationale très angoissée.

Il faut mettre un terme à ces jours d’inquiétude, où la destinée de tous est entre les mains d’une nation hypocrite et un nouvel ordre mondial doit être mis en place pour que toutes les nations, pauvres ou riches, petites ou grandes, puissent voir leurs intérêts primordiaux respectés et protégés sur un pied d’égalité.

Dans ce but, plusieurs pierres angulaires doivent être posées pour construire ce monde désaméricanisé.

Pour commencer, toutes les nations doivent se plier aux principes de base des lois internationales, ce qui inclut le respect de la souveraineté et cesser de se mêler des affaires domestiques des autres.

Les économies émergentes et les pays en développement ont besoin de faire entendre leur voix dans les institutions financières internationales, ce qui inclut la Banque mondiale et le fond monétaire international, de façon à mieux refléter les transformations du paysage économique et politique actuel.

Ce qui induit une réforme-clé : la mise en place d’une nouvelle monnaie de réserve internationale, qui doit être créée pour remplacer le dollar américain, afin que la communauté internationale puisse être tenue à l’écart des désordres politiques intérieurs des Etats-Unis. Ces bouleversements n’ont pas pour but d’écarter complètement les Etats-Unis, ce qui serait impossible, mais plutôt d’encourager Washington à jouer un rôle plus constructif. »

A lire également, la vision très anti-conformisme d’un ancien Ambassadeur, M. Michel Raimbaud, sur son blog.

Extrait :

« Syrie : en route pour un nouvel ordre mondial »

« Nous vivons actuellement un moment historique majeur, d’une importance sans doute comparable à la chute de l’Union Soviétique. Entraînant la dissolution du bloc communiste et ayant pour effet immédiat d’instaurer l’hégémonie sans partage de l’Amérique et de ses alliés occidentaux, la disparition de l’URSS allait amener plus de vingt ans de malheur et d’extrême injustice pour le reste de la planète… »

 

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7 réponses à La dé-américanisation de la planète

  1. orfeenix dit :

    Excellents articles mais la dé américanisation, c’ est un peu l’ histoire du bon grain et de l’ ivraie, on est tous un peu américanisés.

  2. blh dit :

    Vous n’êtes tous que des méchants, na. :o)

  3. désaméricaniser : désenjuiver !!!

  4. liang dit :

    ça vient, ça vient. Une nouvelle banque est là.

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