La grande guerre

« Au bas mot, en termes concerts, la faiblesse du régime doit nous représenter 500 000 jeunes Français couchés froids et sanglants, sur leur terre mal défendue. »

C’est  ainsi, dans Kiel et Tanger, que le maître de Martigues prophétisait cette guerre qui s’avéra des plus sanglantes; on sait  aujourd’hui que près de1 700 000 soldats ont été tués et que la moitié des démobilisés ont été blessés, soit en  France 35 morts pour 1 000 habitants.

Poilus de 14/18

Parmi eux, nos troupes d’Afrique Noire et d’Afrique du Nord, ainsi que quelques 140 000 hommes envoyés par la Chine. (  Si l’on peut trou­ver ce rallie­ment tardif, cela est en grande partie dû au fait que l’armée régu­lière est alors en lutte face aux Seigneurs de guerre, ce qui mono­po­lise une bonne partie de ses forces. La fina­lité de cette expé­di­tion est malgré tout de nouer des rela­tions avec ses nouveaux alliés qui ensuite pour­ront aider le pouvoir chinois à se débar­ras­ser des Alle­mands qui occupent le Shan­dong en compa­gnie des Japonais. Nb :  merci à RDC )

Sans remonter jusqu’au déluge, il ne serait pas inutile de chercher les véritables causes  de cette hécatombe, nous en connaissons les effets,  au travers des politiciens de l’époque déjà dénoncés par les Drumont, Maurras, Daudet, Barrès et bien d’autres, tançant vertement les tenants d’un socialisme universel dont la France et l’Allemagne en seraient les moteurs, les Caillaux, Combes, Briand, Waldeck-Rousseau et autres Jaurès.

 Pendant vingt ans, ce dernier avait crié sur tous les tons que l’on allait à une paix inévitable, à l’effacement des nationalismes, à l’union des travailleurs pour empêcher toute guerre future… l’événement se chargeait brutalement de répondre à ces chimères peut-être touchantes et généreuses, mais hors de propos et de sens.

On a pu constater que les paysans allemands avaient autres choses dans les mains que des fourches ou des pèles.

Et que l’on nous épargne cette sempiternelle forme de psitaccisme, l’émergence des nationalismes et son avatar, l’esprit de revanche. Que certains faits tendent à les mettre en avant est probable, mais à l’origine, il y a plus une forte question de géo-politique – se remémorer le coup d’Agadir – où se dégage une économie de plus en plus virulente.

a compétition patriotique générée par l’émergence des nationalismes  au début du XXe siècle explique pour beaucoup le déclenchement de 1914
Read more at http://www.atlantico.fr/decryptage/europe-est-elle-jamais-remise-suicide-vieux-continent-en-1914-18-marc-ferro-894681.html#DbuC8TgLoYYIUqu7.99
a compétition patriotique générée par l’émergence des nationalismes  au début du XXe siècle explique pour beaucoup le déclenchement de 1914
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Quelques rappels: ici, encore ici et la.

 

Et quand on pense ce que veut faire de cette commémoration notre gouvernement transitoire le plus haineux qui soit, on ne cesse de frémir.

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3 réponses à La grande guerre

  1. orfeenix dit :

    Jaurès n’ est plus qu’ un nom de rue, quant au  » gouvernement transitoire », Dieu vous entende….

  2. rien sur les tirailleurs sénégalais ??!!!….
    j’appelle immédiatement le CRAN, les indigènes de la ripoublik, et tutti quanti !!
    non mais…

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