Internet sous la botte

Article 19 de la Déclaration des Droits de l’homme:

Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considération de frontière, les informations et les idées par

quelque moyen d’expression que ce soit.

Déclaration internationale des droits de l’homme, adoptée par l’Assemblée générale de l’ONU à Paris, le 10 décembre 1948.

Il semblerait que tout ceci soit devenu un vœux pieu, les internautes subissant depuis quelques années déjà les lois Hadopi I & II, en partie rendues obsolètes parce complètement inadaptées, encore que, malgré l’annonce de la ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, en date 9 juillet 2013, le conflit « auteurs-artistes-public ne soit pas réglé pour autant en ne supprimant simplement que la sanction de coupure d’accès au Net, car il reste à réformer le droit d’auteur en profondeur pour reconnaître les droits culturels de chacun.

Un aspect essentiel de la vie privée, droit fondamental si l’on en croît nos laudateurs démocrates patentés, est en passe de subir un véritable drossage vers le néant, suite, ce 3 Décembre, à l’adoption en première lecture par l’Assemblée nationale du projet de loi relatif à la programmation militaire pour les années 2014 à 2019.

Cette surveillance d’Internet permettra la capture en temps réel sur simple demande administrative et sans mandat judiciaire des informations et documents traités dans les réseaux concernant tout un chacun. Il rend par ailleurs permanents des dispositifs qui n’étaient que temporaires.

En fait, le moindre site, blog,  susceptible de déplaire à un quelconque politicien-correct se verra suspendu, voire bloqué ad vitam eternam sur un simple coup de fil au FAI hébergeur. Encore que que les hébergeurs étrangers n’ont pas tout à fait les même lois.

Un rapprochement est à étudier entre la censure, autant écrite que verbale, de quelques écrivains-journalistes-pamphlétaires-humoristes, chacun en ce qui les concerne se retournant vers Internet, dernier rempart  de liberté d’expression, et cette nouvelle censure, qui ne dit pas son nom, évidemment, que nous fagotent nos très chers députés et sénateurs.

Source.

Autre source

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Une liberté d’expression quelque peu malmenée:

 

« Big Brother » n’est pas mort et devient chaque jour plus terrifiant que jamais.

Non seulement la sphère publique est entièrement contrôlée, mais encore celle du privé est de plus en plus réduite à la portion congrue, il ne reste plus aucun espace propice à la moindre intimité. Même nos pensées sont contrôlées par des juges inquisiteurs, l’amour est complètement dévoyé par quelques lobbies grassement payés, la délation au sein de la famille apparaît, les meurtres, les tortures physiques et morales sont quotidiennes, l’homme  perd chaque jour davantage son identité, son moi profond, son âme pourrait-on dire, subissant les coups des télé-radio, argumentés par une Éducation  » Nationale » totalement à vau l’eau.

 

Louis XIV avait fait graver sur ses canons la fière devise :  » Ultima Ratio Regum« .

J’ai un faible pour celle de Tite Live : « Saintes sont les armes quand il n’est plus d’espoir qu’en elles.« 

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7 réponses à Internet sous la botte

  1. orfeenix dit :

    j’ ajoute ma contribution aux devises: » il faut hélas boire le calice jusqu’ à la lie(cra).

  2. Paul-Emic dit :

    on sait que ça va péter et que ça va être sanglant, mais on aurait tort de supposer que la révolte ne pourrait venir que des autochtones, c’est même la probabilité la plus faible à mon avis.

  3. Anton dit :

    En allant chercher la signification de « ultima ratio regum », je suis tombé sur ce blog (http://ultimaratio-blog.org/) dont quelques articles et surtout la blog roll pourraient peut-être vous intéresser, si vous ne le connaissez pas dejà. Voila, voila.

  4. Polina dit :

    Vous avez oublié d’évoquer la NSA, il n’y a pas que sur le web que la sphère privée se fait de plus en plus mince. Cela dit, nous continuons, presque tous, de jouer le jeu, car le choix de se couper d’Internet et du monde semble aujourd’hui quelque peu…excessif. J’ai un gros faible pour votre citation de Tite Live, je sors de suite mon bloc-notes pour la ressortir à un moment opportun.

  5. lgb dit :

    et maintenant le sexe tariffé va l’être à 1500 euros la passe sans la passe !

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