USA vs UE

…qu’elle aille se faire foutre…

 

Telle est la recommandation, pour le moins explicite, des Etats-Unis via Mme Victoria Nuland, sous-secrétaire d’État.
On serait tenté de préciser à cette gente Dame que cette Europe, comme une fille publique, l’est depuis si longtemps que les premières douleurs se sont si vites estompées qu’elle en redemande régulièrement, quand ce n’est pas elle=même qui le propose.
Toujours est-il que cette aimabilité est extraite d’une conversation téléphonique entre Victoria Nuland, sous-secrétaire d’État des États-Unis, et Geoffrey R. Pyatt, ambassadeur US en Ukraine – conversation qui aurait été interceptée entre le 22 et le 25 janvier 2014 – au sujet de l’Ukraine vis a vis de la Russie.
Qui a donc enregistrée cette communication et l’a diffusée sur Internet ?
La NSA ?  Les Services de Poutine, comme le suggère l’auteur de ce mot doux ?  Ça peut paraitre curieux cette réflexion venant d’un pays dont une des occupations principales est d’espionner la planète quasi entière .

Victoria Nuland  : Que pensez-vous ?

Geoffrey R. Pyatt : Je pense que nous jouons. La pièce Klitchko est évidemment l’électron le plus compliqué ici, en particulier le fait qu’on l’ait annoncé comme vice-Premier ministre. Vous avez vu mes notes sur la difficulté du mariage en ce moment, nous essayons d’obtenir une lecture très rapide pour savoir s’il fait partie de l’équipe. Mais je pense que votre raisonnement à son sujet, que vous aurez besoin de lui dire —je pense que c’est le prochain coup de téléphone que vous souhaitez organiser— est exactement celui que vous avez fait à Yats [surnom de Iatseniouk]. Je suis heureux que vous l’ayez mis sur la sellette (…) Il s’inscrit dans ce scénario. Et je suis très heureux qu’il a dit ce qu’il a dit.

Victoria Nuland  : Bon. Je ne pense pas que Klitsch [surnom de Klitschko] devrait être dans le gouvernement. Je ne pense pas qu’il soit nécessaire, je ne pense pas que ce soit une bonne idée .

Geoffrey R. Pyatt : Oui, je veux dire… je suppose… Pour ce qui est de sa non-participation au gouvernement, je serais d’avis de le laisser en dehors pour qu’il se consacre à ses obligations politiques. Je ne fais que réfléchir, pour trier les options pour avancer, nous voulons garder ensemble les démocrates modérés. Le problème sera avec Tyahnybok et ses gars. Et, vous savez, je suis sûr que cela fait partie du calcul de Ianoukovytch.

Victoria Nuland  : Je pense Yats, c’est le gars. Il a de l’expérience économique et de l’expérience de gouverner. C’est le gars. Vous savez, ce qu’il a besoin, c’est que Klitsch et Tyahnybok restent à l’extérieur. Nous aurons besoin de leur parler quatre fois par semaine. Vous savez, je pense juste que si Klitchko entre, il va devoir travailler à ce niveau avec Iatseniouk, c’est juste que ça ne va pas marcher…

Geoffrey R. Pyatt : Ouais, ouais , je pense que c’est vrai. Ok , bon. Souhaitez-vous que nous organisions un appel avec lui comme prochaine étape ?

Victoria Nuland  : Ma conception de l’appel dont vous parlez, c’est que les trois grands participent à leur propre réunion et que Yats leur propose dans ce contexte. Vous le savez, une conversation « trois plus un » ou « trois plus deux » si vous participez. C’est ainsi que vous le comprenez ?

Geoffrey R. Pyatt : Non, je pense que c’est ce qu’il a proposé, mais connaissant leur dynamique interne lorsque Klitchko était le chien dominant, il va prendre son temps avant de se pointer à une de leurs réunions et doit déjà être en train de parler à ses gars. Donc je pense que si vous vous adressiez directement à lui, cela aiderait à faire de la gestion de personnalités parmi les trois. Cela vous donne également une chance d’agir vite sur tout cela et nous permettra d’être derrière avant qu’ils s’assoient et qu’il explique pourquoi il n’est pas d’accord.

Victoria Nuland  : Ok. Bon. Je suis heureuse. Pourquoi ne le contacteriez-vous pas pour voir si il veut parler avant ou après.

Geoffrey R. Pyatt : Ok, je vais le faire. Merci.

Victoria Nuland  : Je ne me souviens pas si je vous ai dit ou si je n’en ai parlé qu’à Washington : quand j’ai parlé à Jeff Feltman ce matin, il avait un nouveau nom pour le type de l’ONU : Robert Serry. Je vous ai écrit à ce sujet ce matin.

Geoffrey R. Pyatt : Oui, j’ai vu cela.

Victoria Nuland  : Ok. Il a obtenu aujourd’hui, à la fois de Serry et de Ban Ki-moon, que Serry vienne lundi ou mardi. Ce serait formidable, je pense, ça aiderait à souder ce projet et d’avoir l’aide de l’ONU pour le souder et, vous savez quoi, d’enculer l’Union européenne.

Geoffrey R. Pyatt : Non, exactement. Et je pense que nous devons faire quelque chose pour le faire coller à nous, parce que vous pouvez être sûre que s’il commence à prendre de l’altitude, les Russes vont travailler dans les coulisses pour essayer de torpiller. Et encore une fois le fait que c’est sur la place publique en ce moment, dans ma tête, je suis encore à essayer de comprendre pourquoi Ianoukovytch (…) ça. En attendant, il y a actuellement une réunion d’un courant du Parti des Régions et je suis sûr qu’il y a un débat très animé dans ce groupe à ce sujet. Mais de toute façon , nous pourrions faire tomber la crêpe du bon côté si nous nous agissons rapidement. Alors laissez- moi travailler sur Klitschko et si vous pouvez juste conserver… Je pense que nous devrions juste chercher à trouver quelqu’un avec une personnalité internationale pour accoucher de notre projet. L’autre question concerne Ianoukovytch, mais nous en reparlerons demain, nous verrons comment les choses commencent à se mettre en place.

Victoria Nuland  : Donc, sur ce point, Jeff, quand j’ai écrit la note, Sullivan [1] m’a répondu d’une manière très formelle en disant que j’avais besoin de Biden et j’ai dit probablement demain pour les bravos et pour réussir à faire coller les détails. Donc, Biden est prêt.

Geoffrey R. Pyatt : Ok. Très bien, merci.

 

[1] Jacob Sullivan, qui avait été conseiller de Joe Biden, est un des négociateurs du Conseil de sécurité nationale des États-Unis.

===

On se rend compte que les tribulations des uns et des autres en Ukraine  pour se rapprocher de l’EU ou rester au sein de la Russie n’intéressent personne en Amérique, la seule évidence étant qu’un changement de régime ukrainien devient nécessaire et serait mis en œuvre par les US dans le but de déstabiliser la Russie.

Une nouvelle guerre froide, sans aucun doute.

===

 

Le sang coule sur Maidan

Les téléspectateurs occidentaux voient-ils ce que leurs télévisions leur montrent ou interprètent-ils les images en fonction des commentaires de leurs journalistes ? On peut se le demander en constatant le peu de réactions face aux images de manifestants nazis en treillis, bombardant les forces de l’ordre de cocktails molotov avec des catapultes, sur fond de commentaires sur le supposé caractère pacifique et démocratique de ces militants.

Manifestants pacifistes à Kiev.Les manifestants pacifiques de Kiev se préparent à lancer un nouvel assaut contre les brigades du Berkut.

 

L’Ukraine est au bord de la guerre civile et, comme à l’accoutumée, les médias occidentaux n’aident guère à comprendre les évènements en cours. Il y a bien eu les photos des affrontements entre les brigades de la police anti-émeute et les redoutables militants nationalistes sur la place de l’indépendance (Maidan Nezalezknosti) ; hormis cela, les médias dominants n’ont rien d’autre à nous proposer qu’un récit fantaisiste en trois épisodes :

- 1. En novembre 2013, Le président corrompu Viktor Ianoukovytch jette aux orties l’accord d’association avec l’Union Européenne qu’il s’apprêtait à signer. Décidés à faire prévaloir leur volonté d’intégrer l’Europe de l’Ouest, les habitants de Kiev organisent des « manifestations pacifiques ».

- 2. La colère du peuple s’exacerbe lorsque, le 17 décembre 2013, Ianoukovytch accepte de signer un accord de coopération économique d’envergure avec la Russie de Vladimir Poutine. Les Ukrainiens épris de liberté sont désemparés face à l’absorption de leur pays dans l’orbite funeste de Moscou. Les valeureux manifestants sont les seuls à pouvoir bloquer cet engrenage.

- 3. La bataille pour le contrôle de Kiev se poursuit tandis que le régime menacé édicte des lois draconiennes restreignant la liberté de réunion pour tenter de conserver le pouvoir. L’Ukraine est désormais la nouvelle ligne de front du combat pour la défense de la démocratie, des Big Macs aux OGM, et de la guerre psychologique qui se mène sur les écrans de Disney et de MTV.

Mais les réalités stratégiques se laissent rarement couler dans le moule des représentations d’un conte édifiant à usage des téléspectateurs. L’histoire qui se trame en arrière plan a tout à voir avec la tentative des États-Unis de court-circuiter le retour au premier plan de la Russie, là où cela compte vraiment : en Ukraine. Ceux qui relaient la politique étrangère de Washington dans les médias préfèreraient détourner l’attention des faits qui tendent à discréditer leur schéma narratif de prédilection, au premier rang desquels la mise en œuvre, à Kiev, par Washington, d’une version remasterisée de la technique du coup d’État. Depuis plus de dix ans, on fait croire aux États-uniens que des vagues successives de « révolutions populaires » se sont levées pour renverser des dictateurs à travers l’Eurasie et le Proche-Orient, tous étant justement opposés aux intérêts US. Rien de tout cela n’est arrivé par hasard : de Belgrade à Chișinău, en passant par Tbilissi et Minsk, la CIA et le département d’État ont orchestré dans l’ombre des changements de régime, avec des réussites diverses, en s’arrangeant pour pouvoir en nier à leur guise la paternité. La « Révolution orange » de Iouchtchenko, l’enfant chéri de l’Occident, s’est effondrée de manière calamiteuse. L’Ukraine est néanmoins redevenu la cible des actions de déstabilisation souterraines des États-Unis, en raison de sa position géographique avantageuse et de sa vulnérabilité du fait des fractures ethniques et culturelles du pays.

La question de l’intégration dans l’Union européenne a fourni le prétexte attendu pour déclencher le dernier round en date de la Grande Confrontation. Ce que les porte-voix et les éditorialistes des médias dominants de Manhattan se gardent bien de révéler au public, c’est le contenu réel des « accords d’association » recherchés avec l’Union européenne. S’ils étaient mis en œuvre, l’Ukraine tout entier tomberait sous la coupe des grandes sociétés occidentales, son industrie manufacturière serait laminée. Le tout serait couronné par un de ces plans d’austérité concoctés par les banques que connaissent bien ceux qui résident déjà dans l’UE. Ce sont les oligarques des classes dirigeantes, ceux qui détiennent le pouvoir réel à Kiev, quel que soit le président, qui, les premiers, ont poussé à ces accords. Bruxelles cherche à mettre la main sur l’Ukraine à bon compte, n’offrant pas plus d’un milliard de dollars pour couvrir les dix-sept milliards de la dette, à laquelle il convient d’ajouter le coût à venir des conséquences du désastre économique qui attend le pays si ces accords là sont signés. Le contraste avec le comportement de la Russie est saisissant : elle a approfondi son partenariat avec l’Ukraine en affectant quinze milliards de dollars au remboursement de la dette, en créant des entreprises communes dans le secteur clé des industries lourdes et en convenant pour le gaz d’un prix inférieur à celui du marché [1].

La corruption et la malfaisance des administrations présidentielles qui se sont succédées depuis l’affirmation par l’Ukraine de sa souveraineté, en 1991, ne sont un secret pour personne. Malgré cela, Ianoukovytch et des soutiens aussi décisifs que Rinat Akhmetov, le milliardaire qui s’est assuré une position dominante sur le marché de l’énergie, ont fini par comprendre que le principe même de cet accord conduirait inévitablement le pays à la ruine et à un désastre politique ; alors même que les dirigeants de l’Europe de l’Ouest en présentaient l’enjeu comme « un choix pour l’Europe » contre la Russie. Ne voyant que fort peu d’avantages à ce marché de dupe manifeste, le régime de Kiev a trouvé en Poutine un partenaire autrement plus enclin à négocier valablement que ne l’étaient Angela Merkel, la Baronne Catherine Ashton et leurs semblables.

Les groupes de manifestants de l’opposition qui ont envahi les rues de Kiev, et qui maintenant affrontent la police dans des combats de rue et prennent le contrôle des administrations régionales, sont le principal atout des Occidentaux pour faire échouer le rapprochement russo-ukrainien. Mais beaucoup de ces « manifestants », nouvel horizon humanitaire de l’establishment US, ne sont en réalité que des nationalistes fanatisés, originaires pour la plupart des trois provinces les plus à l’ouest du pays (la Galicie). Les Galiciens, souvent des catholiques, ont été assujettis pendant des siècles par la Pologne et l’Autriche-Hongrie ; ils nourrissent de l’animosité envers les Ukrainiens orthodoxes pro-russes de la partie orientale du pays et de la Crimée.

Il n’y a pas si longtemps, les aïeux des combattants d’aujourd’hui du Maidan formaient à eux seuls une division entière de la Waffen SS. Les groupes dont les Galiciens grossissent aujourd’hui les rangs, tels le Batkivshchyna (Mère Patrie) et le Svoboda (Liberté), sont persuadés de reprendre le flambeau de la lutte pour l’indépendance, contre le joug exécré de Moscou. Il est quasiment certain que Washington ne se contente pas de fournir à l’opposition ukrainienne une couverture diplomatique tonitruante (incluant des menaces de sanctions) ainsi qu’un important soutien en matière de logistique et de coordination, par l’intermédiaire de toute une série d’« ONG » comme Freedom House [2] ou le NED [3]. Selon toute vraisemblance, les services secrets états-uniens et leurs alliés du MI6 britannique, du BND allemand et des services polonais ont apporté un soutien actif aux expéditions guerrières des nationalistes, rebaptisés pour l’occasion « manifestants pacifiques ». Les mercenaires djihadistes qui ont dévasté la Libye et la Syrie ont été pareillement relookés en « combattants de la liberté » et les apologues de déviances sexuelles salués comme des militants des droits de l’homme. Par delà leurs aspirations, quelles qu’elles soient, les ultras ne sont en fin de compte rien d’autre que des légions de fantassins au service de manœuvres géo-politiques qui les dépassent.

Les territoires situés de part et d’autre du Dniepr et du Don ne sont pas seulement le cœur de la civilisation slave, ils sont pour la Russie un verrou essentiel de sa politique de sécurité vis-à-vis de l’Europe. Pour bien comprendre les buts de la politique étrangère des USA à l’égard de l’Ukraine, il est utile de se remémorer l’analyse faite par Zbigniew Brzezinski, stratège émérite des magnats de la finance internationale : « Sans l’Ukraine, la Russie cesse d’être un empire. Cependant, si Moscou parvient à reprendre le contrôle de l’Ukraine avec ses [46] millions d’habitants, ses ressources économiques et son accès à la Mer Noire, la Russie dispose automatiquement de tous les atouts pour constituer un État impérial puissant, chevauchant l’Europe et l’Asie ».

Sans doute inspiré par ses élans philanthropiques et par son affection immense pour le peuple russe, Brzezinski exprime souvent son espoir de voir la démocratie libérale s’imposer en Russie [4]. Il n’y a guère pour lui déplaire que l’attachement de cette nation à sa souveraineté, à son identité russe et à sa chrétienté orthodoxe.

C’est la Russie souveraine qui empêche l’Amérique des banksters de réaliser son rêve inhumain de contrôler toute la planète ; voilà pourquoi Brzezinski et ses acolytes des services de sécurité US ont voué leur ennemi à la subversion et au démembrement. L’orchestration d’une révolution en Ukraine, couplée au soutien continu apporté en sous-main aux mouvements séparatistes islamistes du Caucase est, pour les États-Unis, un moyen avantageux de déstabiliser le flanc sud de la Russie. La réussite de ce plan jetterait inévitablement une ombre sur les Jeux olympiques de Sotchi. De plus, des projets énergétiques majeurs seraient compromis, à l’instar du South Stream (pour l’exploitation et la commercialisation du gaz). Comme hier au Kosovo, l’organisation du chaos, au pas de la même fanfare de rhétorique humanitaire libérale, peut fournir le prétexte attendu au déploiement des forces de l’Otan.

Maintenant que Poutine a réussi à renforcer la place de la Russie en Méditerranée, après avoir fait échouer l’attaque contre la Syrie, en 2013, Washington concentre ses efforts sur les moyens d’empêcher la moindre consolidation du pouvoir de Moscou en Eurasie. S’ils parviennent à exacerber à leur profit les fractures qui divisent la société ukrainienne, les USA disposent d’une occasion en or pour installer un autre gouvernement pro-occidental à Kiev, et pour créer les conditions favorables à l’implantation de forces militaires US à seulement quelques centaines de kilomètres de Moscou. Mais la Russie semble avoir tiré les leçons des « Révolutions Oranges » de la dernière décennie, et n’est pas aujourd’hui d’humeur à tolérer ce genre de choses.

Il faut espérer que la guerre civile pourra être évitée. La partition du pays est néanmoins possible, la partie orientale du pays qui concentre les industries et le littoral de la Mer Noire se plaçant sous la protection de Moscou, tandis que la partie occidentale accomplirait son rêve pro-européen [5]. Ceux qui financent les militants galiciens ultras peuvent bien parader en leur honneur à Paris, Londres et Berlin. Les décideurs US et les eurocrates se soucient fort peu de ce qui, là-bas, va leur arriver.

Mark Hackard

Traduction

Gérard Jeannesson

[1] L’exécution des différents volets de l’aide apportée par Moscou est suspendue suite à la démission du Premier Ministre, Mykola Azarov. Elle sera réactivée dès que Kiev aura un nouveau gouvernement et appliquera sa part des accords prévus.

[2] « Freedom House : quand la liberté n’est qu’un slogan », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 7 septembre 2004.

[3] « La NED, vitrine légale de la CIA », par Thierry Meyssan, Odnako/Réseau Voltaire, 6 octobre 2010.

[4] « La stratégie anti-russe de Zbigniew Brzezinski », par Arthur Lepic, Réseau Voltaire, 22 octobre 2004.

[5] Si la partition intervient, on ne peut exclure que la Hongrie et la Roumanie fassent entendre des revendications territoriales sur la Ruthénie carpatique pour la première, et sur la Bukovine pour la seconde.

===

Merci au Réseau Voltaire

 

Ce contenu a été publié dans Politique, avec comme mot(s)-clé(s) , , , , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

5 réponses à USA vs UE

  1. orfeenix dit :

    Mais toute ressemblance etc… serait purement fortuite gna gna gna….

  2. Chris dit :

    « Enculer l’ union Européenne  » !!
    Cette pétasse amerloque regarde trop de films ou boit …au choix !!!

    Si elle savait combien les européens ( les habitants , ou , plutot, les victimes … pas les dirigeants ) espèrent vivement que les ukrainiens réfléchissent bien avant de faire une connerie pareiile d’ adhérer ( meme seulement dans leur partie ouest ) à l’ UE !!!
    C’est qu’ on en veut pas , de leur Ukraine , ni de l’ Est ni de l’ Ouest !!!…ils seront bien moins dans la merde en se rapprochant de Poutine !!

  3. carine005 dit :

    Aussi mal embouchés que nos c…..rds à nous !
    Qui déteint sur les autres ?

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *