VIOLENCE LGBT

Voici la traduction, par LMPT44, du récit de Rivka Edelman, une femme américaine, elle-même élevée par des lesbiennes et victime (avec d’autres qui ont osé parler) de persécutions de la part du lobby Gay, pour avoir témoigné contre l’homoparentalité.

CETTE FILLE DE LESBIENNE EN A ASSEZ

 

Mon nom est Rivka Edelman, et je suis le produit de l’homoparentalité.

Récemment, j’ai publié sur le site Public Discourse ( http://www.thepublicdiscourse.com/2014/10/13867/ ) un essai relatif à la misogynie impitoyable qui imprègne la culture LGBT. J’y montrais qu’elle peut et va persécuter les femmes et les enfants en toute impunité et que, au gré de la petite musique narcissique américaine, va être pour cela célébrée comme courageuse et héroïque.

Depuis que mon essai a été publié, il y a eu des centaines, peut-être des milliers, de messages me traitant de menteuse ou essayant de me faire honte, de me discréditer, de m’intimider et de me menacer. (Voir mon billet sur ce sujet : http://www.crisismagazine.com/2014/real-victims-gay-bullyboys ) Des gens que je ne connais pas sont partis à la recherche de ma famille et de mes employeurs. Ils ont publié des informations, de la désinformation, des accusations et des menaces contre moi. Scott Rose, un activiste violent et injurieux, bien connu pour sa misogynie maladive, son harcèlement en ligne et ses menaces odieuses, a envoyé une volée d’emails à l’université où j’enseigne, se décrivant comme un « activiste des droits de l’homme et un journaliste d’investigation. »

Scott Rose a menacé violemment Ryan T. Anderson, l’éditeur qui a publié mon essai, le 2 octobre 2014, twittant : « le seul bon extrémiste anti-LGBT est un extrémiste anti-LGBT mort. » Puis m’a menacée également : « ses mensonges contre l’homoparentalité vont être rectifiés, croyez-moi. » [NDT: en anglais, rectifiés peut comporter un sous-entendu fatal.]

Comme pour d’autres adultes qui sont sortis de l’anonymat pour critiquer leur enfance au sein de couples homoparentaux, je suis caricaturée comme une extrémiste, une menteuse ou, d’une manière générale, comme une personne à qu’il l’on ne peut faire confiance. Dans cette inversion accusatoire, une activiste des droits de l’enfant est qualifiée d’ « anti-gay » et d’ « extrémiste ».

Jeremy Hooper, Mr. Rose et tout un groupe de leurs alliés qui se rassemblent et échangent des informations via le blog de Hooper « Good As You », sont inquiets du témoignage que j’ai rédigé lors du procès du Texas concernant les mariages homosexuels (5ème circuit fédéral, Cour d’Appel). Avec trois autres adultes élevés dans des familles homoparentales, je me suis engagée contre l’affirmation selon laquelle les enfants ne souffrent d’aucun inconvénient quand ils grandissent dans de telles familles. Nos arguments ne sont pas faciles à évacuer.

Sur le blog de Jeremy Hooper, des activistes ont fouillé tout mon passé pour le rendre public. Ils ont aussi mis en oeuvre de contacter mon ancien mari pour l’inciter à mentir contre moi pour leur profit.

Le procès du Texas est toujours en cours. À ce jour, les voix d’enfants adultes de la communauté LGBT ont été étouffées, mais par miracle quatre témoignages ont été acceptés au Texas malgré les objections du lobby gay, qui a soulevé des détails procéduriers pour essayer de faire rejeter ces quatre témoignages. Trois de ces témoins ont développé plus avant leur déclaration en ligne : http://englishmanif.blogspot.fr/2014/03/la-joie-de-vivre-29-kids-of-gay-parents.html .

Dès lors que ces activistes ont fait le lien entre mon essai du 2 octobre et mon témoignage au cours du procès du Texas, ils sont passés à la vitesse supérieure. Jeremy Hooper, le blogger de Good As You, utilise son blog comme moyen de persécuter, martyriser et faire taire, en toute impunité. Hooper a publié des commentaires de ses lecteurs et par là-même partagé l’adresse de notre domicile et les informations privées de ma fille. Ils ont contacté d’autres membres de ma famille pour essayer d’obtenir plus d’informations. Ils ne sont pas difficiles : des affirmations vraies ou fausses leur conviendront tout autant.

Ainsi, à mon ex mari, Rose a écrit : « Nous pouvons en déduire avec une certitude raisonnable que des détails importants de sa jeunesse ont été passés sous silence dans son témoignage. » M. Rose souhaite que mon ancien mari bouche les trous. Mais il lui a été répondu par mon ancien mari de ne plus jamais le re-contacter. Il m’a persécuté avec l’équivalent sous forme d’emails des appels alcooliques au téléphone. Et tandis que de plus en plus de gens se révèlent outrés par M. Hooper il prétend qu’il n’a pas de moyen de contrôler les commentaires sur son blog. Il dit qu’il n’a même jamais rencontré Rose. Il invoque la loi pour se donner des airs. Hooper est suffisamment prudent et tortueux pour dire parfois qu’il n’est pas d’accord avec la tactique de Rose.

Je ne crois pas M. Hooper. Il autorise de toute évidence ses commentateurs à publier des menaces violentes à mon égard. Sous sa garde éditoriale, mes informations professionnelles, ainsi que le nom de mon enfant et des adresses d’autres personnes, ont circulé librement.

Ici par exemple, M. Rose, activiste des droits de l’Homme (est-ce un travail de jour ?) a menacé ma carrière avec beaucoup de culot : « Elle pensait qu’elle s’en tirerait sans problèmes en diabolisant les homosexuels cachée derrière les pseudonymes ‘Ryvka Edelman’, etc, mais mon message à cette extrémiste anti-gay est VOUS NE MANGEREZ PLUS JAMAIS DANS CETTE VILLE À NOUVEAU. Qu’elle n’y compte plus. Et maintenant que cet éditeur et ce doyen de la chaire d’Anglais savent qu’elle n’est qu’une odieuse extrémiste anti-gay, ils disposent de plus d’informations pour leurs décisions de publication et d’embauche. PS à Ryvka : Bon courage pour essayer de publier ton travail dans des publications non religieuses ou non extrémistes, maintenant que le monde sait combien Rivka est une extrémiste anti-LGBT malveillante et menteuse. »

La police a désormais son nom.

Peut-être qu’ils nous voient, nous les enfants adultes de foyers homosexuels, comme une menace, et c’est pourquoi nous sommes attaqués et nos familles menacées. Ils ont même posté une annonce dans Craiglist [NDT: Le BonCoin, en plus grand] pour obtenir des informations sur mon compte. Seigneur Dieu ! Peut-être même que je suis sur Grindr également maintenant. [NDT : Grindr est un site de rencontre gay.]

L’étape suivante a été de missioner l’ « activiste » « Straight Grandmother » [NDT : Grand-mère Hetero]. C’est elle qui proposa de contacter mon ex-mari. Elle affirme, dans un email qu’elle lui a envoyé : « son témoignage auprès de la Cour d’Appel… la seule chose qu’on entend c’est leur propre version des faits, ce qui est très difficile à discréditer… mais qu’en est-il si cette version est fabriquée pour alimenter leur programme de Haine. La seule manière que nous ayons de reconnaître la vérité est de nous plonger dans leur version personnelle. »

Ils attaquent avec férocité, martyrisent et menacent les adultes qui ont grandi auprès de parents homosexuels afin de les forcer à présenter des récits faussement heureux. Encore de la logique Orwellienne.

Straight Grandmother (SGM) continue en expliquant les tenants et aboutissants : « Certes cela envahit la vie privée des gens. Mais d’un autre côté ils ont eux-mêmes raconté leurs vies personnelles pour nier les droits des homosexuels. Vous voyez comment cela place les défenseurs des droits des homosexuels entre l’arbre et l’écorce ? Ils nous forcent quasiment à faire quelque chose de détestable mais si nous ne le faisons pas leurs mensonges demeureront. »

Ils admettent recourir à un schéma d’invasion de la vie privée des gens – un nouveau Maccarthysme.

SGM continue : « C’est pourquoi je vous contacte et souhaiterais obtenir des informations sur XXXX, en fait plus spécifiquement sur la mère de XXXX… si vous pouvez obtenir une confirmation ou une infirmation de la part du frère. »

Ici, ils courent après d’autres membres de la famille. Je ne peux pas m’empêcher de penser que quelle que soit l’organisation qui paye ces gens, celle-ci devrait faire l’objet d’une enquête.

L’email continue : « Je ne sais pas si vous fournirez à ma question la vraie réponse ou non. J’espère que vous le ferez. Et d’ailleurs rien ne vous oblige à me répondre à moi. Vous pouvez le faire à Jeremy Hooper (contact@GoodAsYou.org) et lui fournir la vérité. Jeremy vous protégera, mais si vous êtes courageux vous pouvez endosser ces faits. »

Cette promesse de « protéger » semble confirmer que M. Hooper connaît SGM et qu’ils ont tous deux planifié de contacter mon ancien mari pour obtenir des informations.

Elle conclut l’email : « Souvenez vous que les juges ne connaissent la vie de XXXX que telle qu’elle la raconte. Son histoire, telle que racontée par elle, pourrait influence la décision des juges. »

Pour se protéger, M. Hooper écrit : « l’approche qu’a certain activiste des choses n’est pas la mienne. Je pense qu’il serait le premier à le reconnaître. Simplement parce que je tiens un forum dont les commentaires sont ouverts et où virtuellement personne ne voit son opinion modérée (sauf exceptionnellement quand des cas sont portés à mon attention), cela ne donne à personne le droit d’associer les opinions des commentateurs aux miennes. La section 230 de la Charte de Bonne Conduite en Matière de Communication établit de manière très claire que les créateurs de contenu tels que moi ne peuvent être tenus pour responsables du contenu qu’ils n’ont pas créé (comme par exemple les commentaires) !! Pour être honnête, je ne lis qu’un tiers des commentaires, au mieux, puisque je suis parent à temps plein d’un enfant d’un an et dispose donc de peu de loisir. »

Maintenant que j’ai établi les tenants et les aboutissants du blog de Jeremy Hooper, je peux affirmer que je reconnais là les comportements abusifs de la culture dans laquelle j’ai grandi. Notez l’absence de responsabilité, le renvoi de la balle des uns sur les autres.

Nous, les enfants adultes, sommes actuellement en train de préparer nos récits en vue de les publier. Et, tandis que la mariage gay est en train de devenir la loi du pays, l’on attend de nous que nous nous mobilisions. Nous attendons du HRC [NDT : Human Rights Campaign, une association LGBT] qu’il reconnaisse et tienne compte publiquement de notre expérience et publie des excuses dans la presse et en ligne pour toutes les attaques perpétuées à notre encontre. Et qu’il compense immédiatement tout ce dont nous avons souffert du fait des activistes liés au HRC ou au GLAAD [NDT : Gay & Lesbian Alliance Against Defamation].

Ce récit d’avertissement devrait voyage loin et partout : une famille menacée, la vie privée des gens envahie, des persécutions, des menaces, des prises de contact non désirées, des présentations abusives, des épreuves financières subies.

Ces hommes ont révélé beaucoup plus d’eux-mêmes et de leur mouvement qu’ils ne réalisent et ont nuit à leur propre crédibilité. Je n’aimerais pas être M. Hooper ou M. Rose quand ils réaliseront que plus personne ne leur fera confiance à nouveau – pas seulement plus vraiment mais plus jamais. Ils sont comme ces écrivains pris à plagier ou ces chercheurs qui falsifient des résultats. Il y aura désormais toujours « cette » affaire dans l’esprit des gens.

Montrons à tous le visage de ces gens, le visage qu’ils ont eux-même révélé. Partagez ce récit autour de vous.

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