Lucide jusqu'au bout.

Le Show-biz et la famille ne font pas bon ménage.

De Première :

Vanda Maria Ribeiro Furtado Tavares de Vasconcelos, connue sous le nom de Lio, est une actrice et chanteuse belgo-portugaise née le 17 juin 1962 à Mangualde, au Portugal. Célèbre pour ses chansons Banana Split et Les brunes comptent pas pour des prunes, elle est également connue pour avoir fait partie du jury de la Nouvelle Star entre 2007 et 2010. Elle est la sœur de la chanteuse et actrice Helena Noguerra.

Invitée à débattre sur le thème « Familles françaises : les nouveaux modèles », Lio a évoqué sa famille à elle, une joyeuse tribu de six enfants nés de quatre pères différents et le difficile équilibre au quotidien de cette famille pas si heureuse : « Moi je suis en psychanalyse lourde trois heures par semaine et toutes les semaines pour essayer d’accompagner mes enfants. Même la plus grande a besoin de ça parce qu’ils ont vécu dans quelque chose d’absolument pas rassurant et de quelque chose qui est difficile et qu’ils payent ça », explique-t-elle.

Bien loin de son habituelle bonne humeur, Lio montre à son public un nouveau visage : aux antipodes de celle qui chantonnait dans les années 80 des joyeuses comptines à connotations libertines. Aujourd’hui Lio n’est plus d’humeur légère, au contraire, elle est très remontée :  « Et ce que moi je voudrais, c’est qu’on puisse parler de la responsabilité que nous avons adultes envers nos enfants. C’est ça qui est mis à mal. C’est à ça qu’on ne réfléchit pas assez. On parle de nos droits, et on a le droit d’adopter, et on a le droit de procréer médicalement assisté, on a des droits, on a des droits, on a des droits et encore des droits. Et nos devoirs ? Et nos enfants dans tous ça ? Moi c’est la question que je pose. J’ai fait la même bêtise, j’ai agité mes droits et mes droits. Et mes enfants je les vois mal, ils sont mal, donc j’en parle. » s’insurge-t-elle.

Avec un discours volontairement opposé aux mères porteuses, aux familles monoparentales et à la procréation médicalement assistée, Lio s’est attirée la colère de nombreux internautes jugeant son discours caricatural, conservateur et gênant.

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De Gala

Gala: Lors d’une émis­sion sur France 2, vous avez tenu des propos sur la famille qui ont surpris, voire choqué. Pouvons-nous reve­nir dessus?

Lio: Peut-être fallait-il aller au fond des choses, et l’émis­sion d’Alexan­dra Sublet est rapide et légère, ce n’était pas l’en­droit. J’ai dit qu’on agitait trop souvent nos droits, sans mettre nos devoirs en exergue, et que c’est un problème. Ce que je voulais faire, c’était parta­ger mon expé­rience de mère, parta­ger une expé­rience. Moi j’étais partie dans la vie avec mes droits en ligne de mire: j’ai le droit de tomber amou­reuse, de faire des enfants avec qui je veux, de me sépa­rer vingt fois, de vivre plusieurs amours, de vivre plusieurs vies, d’être plusieurs femmes. Et j’ai telle­ment porté ça en avant que mes enfants, derrière, je ne les ai pas regar­dés. Et leur souf­france m’a forcée à les regar­der. Parce qu’ils m’ont dit qu’ils n’al­laient pas bien.

Gala: L’ont-ils verba­lisé?

Lio: Pas forcé­ment avec des mots, mais avec des maux, oui. Quand j’y ai été confron­tée en tant que mère seule, sans la présence des papas, j’ai regardé cette souf­france et je me suis dit que je devais y appor­ter une réponse. C’est ma fonc­tion de parent –et je ne dis pas de mère. J’ai commencé à cher­cher et, en cher­chant, je suis reve­nue à moi. Parce qu’on a beau écrire tous les livres pour en finir avec la généa­lo­gie, on n’en finit jamais! J’ai donc écouté ce que les enfants avaient à me dire, et leur perti­nence m’a boule­ver­sée.

 Gala: C’est-à-dire? Qu’a­vez-vous appris sur vous-même?

Lio: Je suis long­temps restée Peter Pan. J’ai démarré ce métier à seize ans et, quelque part, ce milieu est abso­lu­ment infan­ti­li­sant, donc oui, je n’avais pas grandi. Mais quelles que soient les expli­ca­tions que je peux donner, cela ne retire en rien ma respon­sa­bi­lité qui est pleine et entière.

Gala: Vous avez cepen­dant six enfants de quatre pères diffé­rents que vous assu­mez seule. C’est quand même limite héroïque, non?

Lio: Mais j’ai fait l’er­reur de ne pas me poser de ques­tions. Je pensais que ce serait facile pour les enfants, à partir du moment où on était juste­ment dans le dialogue et dans l’amour, d’as­su­mer les frères, les sœurs et les papas diffé­rents. Il s’avère que non. Ça ne suffit pas. Il faut beau­coup plus que le discours de l’amour. Il faut poser des actes construc­teurs. L’amour est un acte. Les enfants, je me devais de les accueillir dans leur demande de réas­su­rance et de struc­ture. Et c’est du temps, du travail et de la présence. Moi, je suis une enfant de Mai 68, d’une géné­ra­tion pour laquelle les règles juste­ment étaient mal vues. Celle du « Il faut inter­dire d’in­ter­dire ». Or il faut des inter­dic­tions, des limites, des frus­tra­tions pour se construire.

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Comme quoi l’on peut toujours sortir de l’Enfer, si souvent pavé de bonnes intentions, pour retrouver une joie de vivre en famille et enfin se reconstruire en fuyant les idées biscornues.

 

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2 réponses à Lucide jusqu'au bout.

  1. Chris dit :

    Et si on instaurait un  » permis de procréer « ?????…comme le permis de conduire …et  » à points  » !!!!

  2. LHDDT 佐罗 dit :

    Sympa la nenette Lio qui compte pas pour des brunes 😉

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