Révolution… mais par qui ?

Les révolutionnaires d’hier sont les jihadistes d’aujourd’hui.

Contrairement à ce que la légende académique officialise depuis des lustres, la nation française constituée en « ses peuples », comme aimait à dire Louis XIV, hormis une certaine noblesse, un certain clergé et une certaine bourgeoisie, était alors profondément catholique et royaliste.
Dans le même temps où les prêtres étaient massacrés, où tout ce qui était de la religion traditionnelle était détruit, les processions dans Paris, interdites, avaient du rouvrir sous la pression de peuple, qui obligea en pleine Terreur, à rendre dans la rue les honneurs au « Saint Sacrement. » Dès qu’un prêtre portant le viatique passait dans la rue, tout le monde se précipitait pour se jeter à genoux, hommes, femmes, jeunes et vieux, se précipitaient en adoration. (Taine,La conquête jacobine, t. II, chap.III)

Pendant 2 ans, la Révolution se fait au cri de Vive le Roi! Puis, curieusement, la plupart de la racaille, largement soudoyée et rétribuée pour outrager, et même assassiner le Roi au palais même de Versailles, se secoue et devient respectueuse, et tendresse devant le Roi. Au retour de Varennes, pendant le dîner de la famille royale, c’est le député révolutionnaire Barnave qui, debout derrière le Roi, le sert comme un valet de chambre. Et ce sentiment catholique et royal est confirmé , aussi bizarre que cela puisse paraître, par les élections : aux primaires de 1791, un an avant le 10 aout, plus de 74 000 s’abstiennent sur 81 400 inscrits. Et l’on retrouve ces pourcentages un peu partout au cœur du Pays, 10, 15 puis 20 % à la veille de la Terreur.
On a du mal à comprendre comment une nation qui a la Religion et la Monarchie dans le sang, et qui ne veut qu’elles mais les renverse avec une telle fureur.
Évoquer la « fatalité », la « détresse » des pauvres, la « force des choses » ou même l’« anarchie spontanée » ne sont pas des explications, tout juste des visions personnelles où le confort et le « ressenti », mot à la mode, tentent une justification où il est difficile de distinguer le bon grain de l’ivraie.
Tout, ou presque, a été dit, sur l’assassinat des religieux réfractaires, les noyades de Nantes, le génocide vendéen avec les Colonnes Infernales, où un certain général, le plus souvent ivre-mort, essayait le fil de son sabre en tranchant par le milieu des femmes tenues les pieds en l’air, sur les massacres de Septembre, les premiers « fours crématoires » durant le terrible hiver de 1794, où les Bleus balançaient au feu, vivants, hommes, femmes et enfants, sur l’arrestation et l’enfermement au Temple du fils de Louis XVI, mort de faim, sur celle de Marie Antoinette, sous des accusations indicibles – où le même jour, commençait la profanation des tombes royales à la basilique de Saint-Denis – et de bien d’autres, André Chénier, dont les derniers mots devraient faire réfléchir tout un chacun , sur la destruction des Églises, le pillage et leurs profanations.
Révolution, au résultat un tout petit peu plus important que nos galéjades d’aujourd’hui :
la Terreur, 100 000 morts.

 

Quel phénomène donc a pu pousser les Français à se saborder et à couper la tête de leur Souverain qu’ils vénéraient pourtant ?

Certains affirment que Louis était trop faible, qu’il lui aurait été facile de donner l’ordre de défendre des Tuileries… Il l’a bien fait, lui-même avait pris un fusil. mais un de ses serviteurs l’a trahi, et rien ne s’est passé.

SI, les derniers Gardes Suisses ont tous été massacrés.

A suivre.

 

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