Mers el-Kébir, une honte de Churchill.

Le 3 juillet 1940, Churchill ordonnait de couler ce qui restait de notre Marine, seule arme encore intacte.

La flotte française, invaincue et mise à l’abri en Grande-Bretagne ou dans les ports d’Afrique du Nord, en particulier la force de Raid mouillée dans le port algérien de Mers-el-Kébir est en cours de désarmement. Cette force comprend 4 cuirassés (Dunkerque, Strasbourg, Provence et Bretagne) 1 transport d’hydravions (Commandant-Teste) et 6 contre-torpilleurs (Mogador, Volta, Terrible, Lynx, Tigre, Kersaint). Ce n’est pas une bataille, car il n’y a pas de combat. L’assaut est donné, après que le chef de la flotte française, l’amiral Marcel Gensoul, eut rejeté l’ultimatum du vice-amiral britannique Somerville ; il n’y a pas eu de négociation, car les ordres anglais sont de frapper. Winston Churchill, craignant que la flotte française ne passe aux mains du Reich, a feint de proposer aux forces navales françaises d’Algérie de passer sous leur autorité. Les victimes sont uniquement les marins français. L’aviation anglaise ouvre le feu à 18h sur les bâtiments français basés à Mers el-Kebir près d’Oran. Le cuirassé « Bretagne » est coulé, les cuirassés « Dunkerque », « Mogador » et « Provence » gravement endommagés. 1 380 marins français trouvent la mort. L’aviso  Rigault de Genouilly  est torpillé le lendemain (malgré le cessez-le-feu). Le cuirassé  Strasbourg, et 5 contre-torpilleurs, réussissent à s’échapper et à gagner Toulon et le  Commandant-Teste  est indemne.

17 minutes suffisent pour que la flotte française soit détruite. Les 380 et les 406 des Britanniques ont tiré sur cette flotte, mal disposée pour se défendre, comme à l’exercice.

 L’ouverture des archives anglo-saxonnes permet de comprendre que la responsabilité de Churchill, véritable commanditaire de cette tragédie, est déterminante. L’hypothétique reddition de la Marine Française aux forces de l’Axe a servi de prétexte à une action préventive conçue pour être la plus spectaculaire possible. L’opération  « Catapult » vise non seulement le port de Mers-el-Kébir, mais tous les bâtiments de guerre ou civils français réfugiés en Grande-Bretagne, à Alexandrie, à Dakar, à Casablanca, aux Antilles, tous pourtant à l’abri d’une attaque allemande! Il vient tout juste d’être nommé Premier Ministre, malgré la résistance du « camp de la paix » qui veut arrêter la guerre. Il veut frapper les esprits, tant américains que britanniques, quitte pour cela à trahir son allié français. L’historien britannique Richard Lamb écrit :

«Le verdict de l’histoire doit être, qu’en ignorant l’avis de son amirauté, et en provoquant une guerre larvée avec la France, Churchill a porté atteinte à la cause alliée. Son refus de croire les promesses des Français qu’ils ne permettraient jamais aux Allemands de s’emparer de la flotte, fut presque sa plus grave erreur politique de la guerre».

Si les 1297 morts ou disparus, les 350 blessés, les centaines de veuves et les milliers d’orphelins, sont un nombre infime des victimes de la seconde guerre mondiale, ils ont été causés non par des ennemis, mais par des compagnons d’armes, qui ont attaqué leurs camarades froidement.

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On doit préciser que dès le 20 juin 1940, l’Amiral Darlan avait adressé à tous les commandants de navires et de ports des instructions chiffrées : ils ne devaient jamais abandonner aux Allemands un bâtiment intact. Quatre jours après l’armistice, il confirmait ses ordres.

L’Amiral anglais Somerville avait, lui aussi, suffisamment le sens de l’honneur pour être certain du refus français de placer notre flotte sous la coupe de la Royal Navy : aucune Marine n’aurait pu accepter l’ultimatum qu’il fit remettre à l’amiral Gensoul, le commandant du port. Il répugnait au massacre d’une flotte sans défense dont les bâtiments constituaient une cible immanquable, leur dispositif de mouillage les empêchant de répondre aux tirs, mais les autorités anglaises n’en tinrent pas compte : si les Français refusaient ces conditions, il était de la ferme intention du Gouvernement de sa Majesté de détruire les bâtiments.

Beaucoup de ces marins avaient leurs familles à Brest qui, sous les bombes anglaises, continuaient à leur demander de frapper les « Teutons ». Quelques mois plus tard, pour échapper aux Allemands tout en refusant de se livrer aux Anglais, une autre partie de la flotte française se saborde

Merci au Salon Beige et au Boulevard Voltaire

 

Quelques vidéos :

 

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Ce n’est pas la seule saloperie dont Churchill peut s’enorgueillir, avec son complice Roosevelt : se rappeler Dresdes, Hambourg, Berlin, Hiroshima, Tokyo, Nagazaki, Rouen, Caen, Rennes…

Quelques statistiques

Sans oublier leur comportement vis a vis des réfugiés de toute origine après la fin de la guerre dans différents camps de transit, à Reuilly et  Bauregard en France, Peggetz près de Lienz en Autriche… Le Maréchal Alexander refusa alors sèchement de serrer la main de Churchill.

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10 réponses à Mers el-Kébir, une honte de Churchill.

  1. LEPAGE dit :

    Je ne parviens pas à comprendre que nous pouvions et continuons de le faire confiance aux Anglais; Ils ont été nos ennemis durant pratiquement 1000 ans. N’ont JAMAIS respecté les traités Perfide Albion n’est pas une expression en l’air, il faut que nous soyons tombés très bas ou être stupides à un niveau inenvisageable pour croire le contraire. Mes propos peuvent paraître excessifs, regardez l’Histoire, même contemporaine…
    Notre stupidité fait que nous sommes en train de disparaitre. n’accusons personne, c’est notre responsabilité. Chaque jour qui passe le démontre. les Anglais sont arrogants, ceux qui vivent en France à longueur d’année ne prennent même pas la peine d’apprendre notre langue et nous nous en prenons aux Arabes… Chaque fois que j’ai eu affaire à eux pour des raisons professionnelles, ils se sont montrés retors à on point inconcevable. Jamais on ne doit faire confiance à ce peuple.

    • EQUALIZER dit :

      Buvons un coup ! buvons en deux !
      à la santé des amoureux …
      à la santé du Roi de France …
      et MERDE! au Roi d’Angleterre
      qui nous a déclaré la guerre.

  2. LEPAGE dit :

    L’émission de Canal satellite est significative. Churchill a toujours voulu la guerre, et la défaite de la France était entérinée dès Février40, La défection de l’Armée britannique en Mai Juin 40 s’est faite dans les pires conditions pour nos armées ce général oublie que l’ Algérie était française. ses commentaires sont révélateurs de notre armée républicaine avant tout politicienne qui accepte toute les capitulations . (depuis l’affaire des fiches, puis son démantèlement qui est pratiquement achevé). En Bretagne ne parlez jamais de la marine britannique, sauf que peut être maintenant nous avons tant sombré que….

  3. EQUALIZER dit :

    A la maison , mon père disait pis que pendre des anglais ! un de ses copains d’école lui avait envoyé une carte postale pas longtemps avant d’être tué sur le cuirassé Dunkerque à Mers-el-Kébir … il a toujours gardé cette carte . J’ai encore plein de boîtes de photos , cartes postales etc .. a trier depuis son décès . Retrouvera retrouvera pas ? … putain de rosbifs !

  4. paul-Emic dit :

    proportionnellement tant au regard des forces navales qu’à celui des populations, un coup de poignard dans le dos bien plus important que Pearl Harbour.

  5. Balbuzard dit :

    Petite satisfaction morale: l’hymne anglais vient d’une chanson populaire française, composée par Jean-Baptiste Lully et les paroles de Madame de Brinon: « Grand Dieu sauve le roi / Longs jours à notre roi / Vive le roi / À lui la victoire / Bonheur et gloire… » et cela pour célébrer la guérison de la douloureuse fistule anale de notre Roi Soleil Louis XIV.
    Cette musique fut plagiée par le grand compositeur allemand, et les paroles traduite par un certain Carrey: »God save our gracious King ».
    Tâchez de penser toujours, si vous l’entendez, aux sources glorieuses et douloureuses de cet air mal placé. Vive la France!

    • blh dit :

      Bienvenue ici,
      j’avoue mon ignorance sur cet hymne et vos précisions sont des plus appréciables.
      Et que vive le roi…de France, évidemment 😉

  6. Balbuzard dit :

    Je précise mes sources, par honnêté: https://scribium.com/maurice-bourdon/a/god-save-the-king-histoire-de-lhymne-national-britannique/
    Quant au compositeur allemand, il ne s’agissait rien moins que George Haendel, « plagieur » à ses heures

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