Mourir et applaudir…
Situation assez biscornue semble-t-il, mais en lisant quantité de sites où la politique, l’économique et le social s’entremêlent joyeusement, puis en écoutant les gens du réel refaire le monde en sirotant un caoua au bistrot du coin, je me suis laissé tenter par cette remarque d’un romancier du monde des « espions » où l’un des héros racontait des journées de certaines familles en Polésie:
» Les vieux écoutent la cafetière qui chuchote, les glouglou du kacha ou des haricots qui bouillonnent…
Ils sont sur le pot-de-chambre et gémissent tout le temps, et contemplent les morts qui pourrissent sur leur lits… »
En fait, en France, et un peu partout dans le monde, » ça défile, ça gueule, ça se réjouit de sa propre mort « , chacun ayant sa propre vérité, assumant évidemment cet impératif : chacun pour soi, les autres peuvent crever…
Mourir en applaudissant…
Certains, bien sur, éjectent les pots de chambre et analysent les maux de notre pays tout en proposant des solutions, avant que de se reposer sur le lit.
C’est une chance.