Poésie

Mardi 21 mars.

Le petit poussin

Le petit poussin qui brise sa coquille,
Tout de suite après l’heure, se dresse et pépille
Et bien vite s’éparpille comme un vrai libertin:
Sa vie de poule commence et prépare son destin.

Peu de chose lui manque
Pour qu’enfin il puisse dire
Sans jamais se médire
Et jouer au saltimbanque:

Je suis libre!

Mais le petit d’homme
Avant que de courir
A besoin, de sa mère,
D’être tiré, lavé
Et sans cesse préparé
Et nourri et couvert
Pour ne pas dépérir;
Il est toujours achrome.

Avant que d’être instruit
Dans ses mots et ses pas
Pour sursoir au trépas,
D’autrui, il est construit
Obviant à l’impuissance
A subir la nature,
Animale mouture,
Dans son insolence.

Clémente et empressée,
La nature humaine
En son vaste domaine,
Bien que très peu pressée,
Par amitié,tendresse,
A su et préserver
Et à faire perdurer
Cette immense liesse,

Oh! famille,

Trop souvent rejetée
Où le tout jeune enfant
A subi, supporté
Sans accord ni débat
Le difficile combat
De la frêle puberté
Sans contrat tarifant:
Cette fête est sacrée.

O! Immortels principes des stupides conventions
Instituant entre tous une espèce spontanée
De gaillards à peine nés,de vie libre et consciente
Œuvrant sur un pied d’une sorte d’égalité.
Les faits mettent en pièces cette curieuse mentalité
où se noie la seule vie réellement efficiente:
Un monde sans foi où la bonté est inondée
D’intérêts aveugles en totales contradictions.

Familles, je vous aime!…

(Texte librement inspiré de Ch.Maurras, auteur du livre  » Mes Idées Politiques » )

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Vendredi 7 avril

La beauté éphémère

La beauté est si rare et le temps si rapide,
Qui s’acharne sur elle et la rend insipide,
Qu’il est urgent et sage de lui rendre hommage
De la chérir toujours et graver son visage
En des sourires exquis
Tellement ils sont requis,
Pour qu’elle ne s’étiole pas,
Pour qu’elle ne s’éteigne pas.

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