Les Antimodernes, en littérature

Ces réactionnaires particuliers manient très souvent un style remarquable, accrocheur, sans trop de périphrases, mais intense, avivé, allant à l’essentiel, mêlant l’invective à la profondeur des sentiments, tels les Chateaubriant, Renan, Léon Bloy, Gracq  et même Breton *. Sans oublier le premier d’entre-eux: Baudelaire.

Fabuleux poète des Fleurs du mal, mais invitant son monde à de magnifiques voyages , un  blâme percutant des principes de 1789.

 Le Miroir

Un homme épouvantable entre et se regarde dans la glace.

«-Pourquoi vous regardez-vous au miroir, puisque vous ne pouvez vous y voir qu’avec déplaisir?»

L’homme épouvantable me répond : « – Monsieur, d’après les immortels principes de 89, tous les hommes sont égaux en droits ; donc je possède le droit de me mirer ; avec plaisir ou déplaisir, cela ne regarde que ma conscience. »

Au nom du bon sens, j’avais sans doute raison; mais, au point de vue de la loi, il n’avait pas tort.

* Liste non exhaustive, bien sur

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L’ex futur Président de la République Française en garde à vue.

Incriminé dans l’affaire du Carlton ,
l’ancien Président du Fonds monétaire
vient d’être placé en garde à vue à Lille.
Le verra-t-on comme ici ? Quelle chute!Dsk arrêté à N.Y

La presse à lire.

 

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Le 15 Février 1839, 5 patriotes Canadiens Français furent pendus dans la prison du Pied-du-Courant de Montréal, où étaient emprisonnés 800  de leurs  amis, pour cause d’indépendance de leur pays, le bas-Canada ( Québec) envahi par les Anglais.

Un des chefs de cette résistance s’appelait:

François-Marie-Thomas, Chevalier de Lorimier, notaire;Le gibet de la prison deu Pied-de-Courant

Les 4 autres:

Charles Hindelang, marchand et officier militaire;

Amable Daunais, cultivateur;

François Nicolas, instituteur;

Pierre-Rémi Narbonne, peintre et huissier.

Cette révolte contre l’occupant britannique fut écrasée par le général Colborne dans le sang, le pillage et la destruction par le feu des propriétés, général qui fut nommé par la Reine Victoria, Lord Seaton, en remerciements pour services rendus à la Couronne.

Il fut surnommé Lord Satan.

Le testament du  Chevalier:

« Le public et mes amis en particulier, attendent peut-être une déclaration sincère de mes sentiments. À l’heure fatale qui doit nous séparer de la terre, les opinions sont toujours regardées et reçues avec plus d’impartialité. L’homme chrétien se dépouille en ce moment du voile qui a obscurci beaucoup de ses actions, pour se laisser voir en plein jour, l’intérêt et les passions expirent avec sa dépouille mortelle. Pour ma part, à la veille de rendre mon esprit à son créateur, je désire faire connaître ce que je ressens et ce que je pense. Je ne prendrais pas ce parti, si je ne craignais qu’on ne représentât mes sentiments sous un faux jour ; on sait que le mort ne parle plus, et la même raison d’État qui me fait expier sur l’échafaud ma conduite politique pourrait bien forger des contes à mon sujet. J’ai le temps et le désir de prévenir de telles fabrications et je le fais d’une manière vraie et solennelle à mon heure dernière. Non pas sur l’échafaud, environné d’une foule stupide et insatiable de sang, mais dans le silence et les réflexions du cachot. Je meurs sans remords, je ne désirais que le bien de mon pays dans l’insurrection et l’indépendance, mes vues et mes actions étaient sincères et n’ont été entachées d’aucun des crimes qui déshonorent l’humanité et qui ne sont que trop communs dans l’effervescence de passions déchaînées. Depuis 17 à 18 ans, j’ai pris une part active dans presque tous les mouvements populaires, et toujours avec conviction et sincérité. Mes efforts ont été pour l’indépendance de mes compatriotes ; nous avons été malheureux jusqu’à ce jour. La mort a déjà décimé plusieurs de mes collaborateurs. Beaucoup gémissent dans les fers, un plus grand nombre sur la terre d’exil avec leurs propriétés détruites, leurs familles abandonnées sans ressources aux rigueurs d’un hiver canadien. Malgré tant d’infortune, mon cœur entretient encore du courage et des espérances pour l’avenir, mes amis et mes enfants verront de meilleurs jours, ils seront libres. Un pressentiment certain, ma conscience tranquille me l’assurent. Voilà ce qui me remplit de joie, quand tout est désolation et douleur autour de moi. Les plaies de mon pays se cicatriseront après les malheurs de l’anarchie et d’une révolution sanglante. Le paisible canadien verra renaître le bonheur et la liberté sur le Saint-Laurent ; tout concourt à ce but, les exécutions mêmes, le sang et les larmes versés sur l’autel de la liberté arrosent aujourd’hui les racines de l’arbre qui fera flotter le drapeau marqué de deux étoiles des Canadiens. Je laisse des enfants qui n’ont pour héritage que le souvenir de mes malheurs. Pauvres orphelins, c’est vous que je plains, c’est vous que la main ensanglantée et arbitraire de la loi martiale frappe par ma mort. Vous n’aurez pas connu les douceurs et les avantages d’embrasser votre père aux jours d’allégresse, aux jours de fêtes! Quand votre raison vous permettra de réfléchir, vous verrez votre père qui a expié sur le gibet des actions qui ont immortalisé d’autres hommes plus heureux. Le crime de votre père est dans l’irréussite. Si le succès eut accompagné ses tentatives, on eut honoré ses actions d’une mention honorable. « Le crime et non pas l’échafaud fait la honte. » Des hommes, d’un mérite supérieur au mien ont battu la triste voie qui me reste à parcourir de la prison obscure au gibet. Pauvres enfants ! vous n’aurez plus qu’une mère tendre et désolée pour soutien. Si ma mort et mes sacrifices vous réduisent à l’indigence, demandez quelque fois en mon nom, je ne fus jamais insensible aux malheurs de mes semblables. Quant à vous, mes compatriotes, mon exécution et celle de mes compatriotes d’échafaud vous seront utiles. Puissent-elles vous démontrer ce que vous devez attendre du gouvernement anglais ! … Je n’ai plus que quelques heures à vivre, et j’ai voulu partager ce temps précieux entre mes devoirs religieux et ceux dus à mes compatriotes. Pour eux je meurs sur le gibet de la mort infâme du meurtrier, pour eux je me sépare de mes jeunes enfants et de mon épouse sans autre appui, et pour eux je meurs en m’écriant : Vive la liberté, vive l’indépendance! »

 

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L’un,  Patrick, usant des prérogatives de ses diverses fonctions, ancien de ceci, membre de cela, accessoirement patron de la Licra, j’en passe… avait courageusement poursuivi le quotidien  » Présent », au travers du journaliste Alain Sanders, pour une savoureuse expression jugée par lui univoque.

Ce mot ? Gaubertisé, signifiant par là, caché, mis de côté, faire disparaître, tuer… « …Terme joyeusement assassin, destiné en fait à stigmatiser Patrick Gaubert pour sa volonté naguère affichée de mettre au pas la presse d’extrême droite, jusqu’à étouffer ses plus violents avatars… » selon Libé du 1er novembre 1995.

Et Libé de citer Paul Valéry: «Il reste d’un homme ce que donne à penser son nom.»
Effectivement.
- Poubelle, qui a laissé son nom à ces ustensiles que tout un chacun s’oblige à descendre les jours convenus.
- Guillotin, le bon docteur, à qui l’on doit le si coupant rasoir national.
- Chiraq, Baladur, qui ont tant fait pour la propreté des rues en instaurant des ramasseurs de crottes.
- Javel, le village, et son eau bien particulière.
- Karcher, et l’usage que prétendait en faire un certain président.

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Abrégeons.

Ainsi que le disait Me Wagner, avocat du journaiste, « … Patrick Gaubert a lui aussi attaché son nom a une certaine oeuvre. Sanders lui a tendu un miroir afin qu’il s’y réfléchisse et éventuellement qu’il y réfléchisse!»

En Juin 2008, le même avait déposé plaine contre Siné, l’humoriste de Charlie Hebdo ( pas celui de Val), pour des propos jugés antisémites, alors que le dessinateur mis en cause n’avait fait que reproduire un article de  la Licra, via son président.

Voici les propos de Siné:

Jean Sarkozy, digne fils de son paternel et déjà conseiller général de l’UMP, est sorti presque sous les applaudissements de son procès en correctionnelle pour délit de fuite en scooter. Le Parquet a même demandé sa relaxe ! Il faut dire que le plaignant est arabe ! Ce n’est pas tout : il vient de déclarer vouloir se convertir au judaïsme avant d’épouser sa fiancée, juive et héritière des fondateurs de Darty. Il fera du chemin dans la vie, ce petit!

Ceux de Gaubert:

…Le fils de Nicoles Sarkozy, Jean, vient de se fiancer avec une juive héritière des fondateurs de Darty et envisagerait de se convertir au judaïsme pour l’épouser. Dans cette famille, on se souvient finalement d’où l’on vient.

Le double lien « arrivisme-judaïté » suivi de « judaïté-argent » est tellement significatif de l’antisémitisme de Siné qu’il fallait bien évidemment dresser la guillotine.

Puis en Juin 2010,Patrick Gaubert, de son vrai nom Patrick Goldenberg, a été condamné pour diffamation par le tribunal correctionnel de Paris après avoir attribué à tort des propos racistes à Philippe de Villiers.

Mais bon, comme « M. de Villiers dit exactement la même chose que M. Le Pen, mais avec plus d’élégance”, selon l’avocat de Gaubert…

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Et frérot Thierry, qu’a-t-il donc fait, ce brave homme, devant répondre de ses actes devant le Tribunal correctionnel de Nanterre en son  procès ouvert le 06 février 2012 ?

Bof, trois fois rien: abus de confiance, escroquerie, emploi de fausse qualité…et bien sur, détournement de fonds par millions d’Euros. Curieusement, l’affaire Karachi ne sera pas évoquée, qui à elle seule, vaut son peson d’or.

Lire ici, une brève information.

 

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Quand affirmer quelques menues vérités mène droit à la guillotine.

Addenda du 08 février:

De Bernard Lugan, historien et politologue: son blog

« … Le problème est que Monsieur Guéant est un universaliste pour lequel l’étalon maître de la « Civilisation » est, selon ses propres termes, le respect des « valeurs humanistes qui sont les nôtres ».
A ce compte là, effectivement le plus qu’un milliard de Chinois, le milliard d’Indiens, les centaines de millions de Japonais, d’Indonésiens etc., soit au total 90% des habitants de la planète, vivent en effet comme des « Barbares » ou des « Sauvages». Barbares et sauvages donc les héritiers de Confucius, des bâtisseurs des palais almohades et de ceux du Grand Moghol puisqu’ils n’ont pas encore adhéré à nos « valeurs humanistes », ces immenses marques du progrès humain qui prônent l’individu contre la communauté afin que soient brisées les solidarités, la prosternation devant le « Veau d’Or » afin d’acheter les âmes, la féminisation des esprits contre la virilité afin de désarmer les peuples, les déviances contre l’ordre naturel afin de leur faire perdre leurs repères.

Face à cette arrogance et à cet aveuglement qui constituent le socle de la pensée unique partagée par la « droite » et par la gauche, se dresse l’immense ombre du maréchal Lyautey qui, parlant des peuples colonisés, disait : « Ils ne sont pas inférieurs, ils sont autres ». Tout est dans cette notion de différence, dans cet ethno différentialisme qui implique à la fois respect et acceptation de l’évidence.
Or, c’est cette notion de différence que refusent tous les universalistes. Ceux de « droite », tel Monsieur Guéant, au nom des droits de l’Homme, ceux de gauche au nom du cosmopolitisme et du « village-terre »… »

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Le ministre de l’intérieur, M. Guéant, voulait expliquer, ce samedi 4 février, durant un colloque organisé par l’Uni  que, oui, bien sur, les civilisations sont différentes.

Extrait:

« Contrairement à ce que dit l’idéologie relativiste de gauche, pour nous, toutes les civilisations ne se valent pas. Celles qui défendent l’humanité nous paraissent plus avancées que celles qui la nient… celles qui défendent la liberté, l’égalité et la fraternité, nous paraissent supérieures à celles qui acceptent la tyrannie, la minorité des femmes, la haine sociale ou ethnique ».

Rien d’extraordinaire à cette sortie très politiquement comme il faut dans le landerneau de nos biens pensants. Las!

Les nouveaux Fouquier Tinville de notre bonne république ce sont levés d’un bloc pour s’écrier à la  « Perdition morale« selon le magouilleur Désir, et au « Retour en arrière de 3 siècles. Abject », d’après la Duflot.

Eux qui se revendiquent des anciens socialistes, il est bon de leurs rafraichir la mémoire:

- de Jules Ferry : « Messieurs, il faut parler plus haut et plus vrai ! Il faut dire ouvertement qu’en effet les races supérieures ont un droit vis à vis des races inférieures….parce qu’il y a un devoir pour elles. Elles ont un devoir de civiliser les races inférieures. » (Jules Ferry, devant l’Assemblée nationale, le 28 juillet 1885).

- de Léon Blum : « Nous admettons qu’il peut y avoir non seulement un droit, mais un devoir de ce qu’on appelle les races supérieures, revendiquant quelquefois pour elles un privilège quelque peu indu, d’attirer à elles les races qui ne sont pas parvenues au même degré de culture et de civilisation. (Léon Blum, discours devant l’Assemblée nationale sur le budget des colonies, 9 juillet 1925).

- de Jean Jaurès : « …la France a d’autant le droit de prolonger au Maroc son action économique et morale qu’en dehors de toute entreprise, de toute violence militaire, la Civilisation qu’elle représente en Afrique auprès des indigènes est certainement supérieure à l’état présent du régime marocain. » (Jean Jaurès, Discours à la Chambre des Députés, 1903).

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De François Marcilhac, directeur éditorial de L’Action Française:

AU PAYS DE SARKHOLLANDE : SUR UN VRAI-FAUX DÉRAPAGE DE CLAUDE GUÉANT

La France a, dit-on, la droite la plus bête du monde. Il semble qu’elle ait également la gauche le plus pavlovienne de la galaxie ! Ainsi, il suffit que Claude Guéant, le mercenaire des basses oeuvres électoralistes de Sarkozy, ouvre la bouche pour que ses propos « fassent froid dans le dos » ou rappellent les-heures-les-sombres-de-notre-histoire.
Quand le scandale ne tient pas à la dénonciation de la surdélinquance immigrée, il prend pour prétexte un jugement de valeur sur l’inégalité entre les civilisations tenu devant les jeunes bobos “de droite” bien proprets de l’UNI, lesquels, pourtant, n’ont jamais fait de mal à une mouche sociale-démocrate.
Le fait que des propos somme toute assez banals, à moins que le relativisme ne soit devenu, en dépit de notre sacro-sainte laïcité,…religion d’Etat, en viennent à mettre ainsi en émoi la classe politico-médiatique, montrerait à quel degré de fanatisme la bien-pensance en est arrivée, s’il n’indiquait surtout combien le Parti socialiste est impliqué dans le “grand remplacement” dénoncé par Renaud Camus, et qu’il est, d’ores et déjà, pieds et poings liés à des communautarismes aussi arrogants qu’intransigeants. La priorité donnée au droit de vote des étrangers apparaît ainsi dans toute sa dimension : il ne s’agit pas tant, pour Hollande, de satisfaire à une revendication socialiste… et sarkozyste, au nom d’une prétendue générosité qui vise à assurer l’égalité-des-droits en tout domaine — il en est de même du “mariage” homosexuel que Sarkozy s’apprête à voler dans la besace de son “adversaire” privilégié —, que de favoriser une substitution de population sur les plans juridique et politique, c’est-à-dire de dissoudre le peuple français, qui a commis le crime de haute trahison antisystème, par son double refus, proclamé en 2005, et presque aussitôt outrepassé, de l’Europe mondialiste et de la disparition de la nation.
Or on sait que, sur ce point, Sarkozy qui a, en matière d’immigration, un bilan à faire pâlir la gauche la plus internationaliste, c’est-à-dire la plus mondialiste qui soit, rejoint Hollande et que seule la prise en considération d’une partie de son électorat — ou de celui qu’il tente de récupérer — lui interdit d’aller jusqu’au bout de la même logique supranationale. Il laisse en quelque sorte Hollande jouer la partition commune… tout en sachant que les vrais-faux dérapages de son homme de fausse-parole, mais plus encore leur dénonciation pavlovienne par les bien-pensants et les chiens de garde du système, le servent auprès d’un électorat populaire et national qu’il tente, avec l’aide de ce même Hollande, de priver de sa candidate, …en empêchant celle-ci de recueillir les 500 signatures indispensables…
Dans le pays de Sarkhollande, chacun joue sa partition. D’un côté, “on” fait semblant de déraper dans l’espoir d’attirer les foudres de son “adversaire” en vue de convaincre quelques Français encore naïfs que l’actuel président n’est pas tout à fait un imposteur et qu’il fera les cinq prochaines années ce qu’il n’a pas fait depuis 2007 ; de l’autre, “on” fait semblant de se scandaliser, pour plaire à son électorat bobo et communautariste, tout en confortant sciemment l’imposteur d’en face ; le tout étant, qu’au second tour, “on” se retrouve entre soi…
Guéant fera d’autres “dérapages” d’ici à la fin avril et Hollande ou ses affidés s’en scandaliseront systématiquement, …puisque c’est le système qui l’exige. Ces pitreries made in UMPS sont indifférentes au peuple français ou, plus exactement, le seraient si elles n’avaient pour seul objectif de l’endormir en le convainquant du bien-fondé d’une élection présidentielle truquée, que l’un et l’autre s’apprêtent en toute bonne conscience, démocratique bien sûr, à justifier auprès des Français.

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On peu méditer ceci:

« …Au lendemain de la mort de Carnot, il n’était pas interdit de croire que cette fabrication systématique et savante de la haine subirait un temps d’arrêt. Il faut bien le constater, hélas, qu’il n’en a rien été. Nous sommes certainement le pays du monde où, dans les rivalités légitimes des partis, la haine devrait jouer le moindre rôle. Or, jamais, nulle part, en aucun pays, la fabrication n’en a été plus violente. On feint d’honorer les morts : ce torrent de haine veut respecter les tombeaux; mais il redouble de fureur contre les vivants. Comme il y a un héritage de gloire, il y a un patrimoine de calomnies sanglantes que les chefs du parti républicain reçoivent les uns des autres… »

De Joseph Reinach, démagogues et socialistes, 1896.

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Juste une petite rectification à apporter à ce texte d’actualité: …dES partiS républicainS…

 

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Ce jour-là aurait-il été possible de restaurer la monarchie ?
Était-ce un des rares moments où la gueuse pouvait être abattue ?

Pour certains, oui, et la droite a manqué de…tellement de choses que l’on a tendance à s’y perdre.

Toujours est-il qu’un pouvoir ne se prend pas sur un seul claquement de doigts;  Ch Maurras l’avait signalé dans un article : » Si le coup de force était possible ». On connaît la réponse en remarquent son absence ce jour-là.

Un petit retour en arrière:

Alexandre Stavisky

À la fin de 1933, la France est en crise : crise économique venue d’outre-Atlantique, qui ronge le tissu social du pays, mais aussi crise politique, conséquence d’un système parlementaire facteur d’instabilité ministérielle ; crise morale révélée par les multiples scandales qui éclaboussent régulièrement la classe politique de la IIIe République ; crise de civilisation, enfin, à l’heure où les démocraties et les totalitarismes se font concurrence pour le contrôle des masses, et où technique et consommation assoient de plus en plus le règne de l’argent au détriment des cultures et des personnes.

C’est dans ce contexte lourd d’inquiétudes et de menaces que, le 24 décembre 1933, un article de presse, presqu’anodin, évoque une affaire d’escroquerie découverte à Bayonne et l’arrestation du directeur du crédit municipal de cette même ville, coupable d’avoir émis de faux bons pour des sommes très importantes. Que cet article paraisse dans le quotidien monarchiste L’Action Française semble fort logique : après tout, ce journal n’a de cesse de dénoncer toutes les (mauvaises) “affaires” de la république pour mieux la décrédibiliser aux yeux d’une opinion publique pas encore totalement blasée, comme il se veut aussi le chantre de la “réaction nationale” qui doit, en bonne logique maurrassienne, mener à la monarchie.

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Bis repetita pour ce petit peuple qui ne demande qu’à vivre en paix.
Au bal des faux-culs, l’Europe Unie mène la danse et en prépare le final.

Bruno Gollnish en détaille tous les mouvements:
 » Toute l’après-midi du 18 janvier 2012, la Hongrie a été en accusation au Parlement européen, nouveau juge du Bien et du Mal dans l’Union européenne.

Elle a en effet adopté une Constitution et plusieurs lois « cardinales » (on dirait chez nous « lois organiques ») dans lesquelles, paraît-il, toutes les « valeurs » de l’Europe sont violées. Quelles valeurs ?

Il paraît qu’il y a une référence à Dieu. Cela se trouve dans au moins un tiers des Constitutions du monde. Il est vrai que la Constitution commence par l’ancien adage « Dieu bénisse les Hongrois » et qu’elle fait remonter l’origine de la nation hongroise au baptême du roi Saint-Etienne en l’an Mil. Quelle horreur pour nos Eurocrates de tous bords ! Ils ne sont pas choqués par les « God bless America » qui sont l’ordinaire ponctuation des discours politiques américains. Ni par l’inscription qui figure sur chaque billet de banque aux USA : « In God we trust« . Ni par la devise de S.M. la Reine Elizabeth : « Dieu et mon droit ». Ni par les Constitutions de tous les pays musulmans commençant par « Au nom d’Allah, le tout-puissant, le miséricordieux ». Non. Mais ces pauvres Magyars ! « Cachez, cachez ce Dieu que nous ne saurions voir » leur crie-t-on de partout, en feignant de voir dans ces quelques phrases la marque d’une intolérance inacceptable à l’égard d’abord des autres religions. Sauf que la Constitution hongroise dit explicitement (dans son préambule) qu’elle reconnaît aussi les valeurs de celles-ci. J’attends avec intérêt que la Constitution d’un Etat musulman nous dise la même chose : « l’Etat reconnaît la valeur des religions autres que l’Islam« . Voilà un vaste champ d’actions pour nos professeurs de démocratie…..

Il paraît aussi qu’on y met à mal l’autonomie octroyée par les Traités européens aux Banques centrales. Il paraît encore qu’on y garantit la protection de la vie innocente dès la conception. C’est si conforme aux valeurs de l’Europe que c’était déjà un principe de droit romain : « infans conceptus pro nato habetur » (l’enfant conçu est tenu pour né). Il paraît enfin qu’on y proclame l’importance de la famille comme résultant – horreur ! – de l’union d’un homme et d’une femme. Lire la suite »

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« Une seule nomination aux césars. J encule le cinéma français.
Allez vous faire baiser avec vos films de merde »

Voilà in extenso la réaction du sieur Mathieu Kassovitz suite à la non-reconnaissance de son film aux Césars 2012.

Film voulant montrer la vérité des évènements d’Ouvéa, Nouvelle Calédonie, en Avril-mai 1988. Le comédien, renommé pour son irascibilité permanente, n’a obtenu qu’une marque d’estime du Landernau du cinéma français, de plus dans une catégorie plus que mineure, celle du « Scénario adapté »

Sur Wiki, une rétrospective où certaines affirmations sont à prendre avec des pincettes.

Revisiter l’histoire de manière plus que partisane en se basant sur le témoignage de Philippe Legorjus, capitaine du GIGN au moment des faits et de la prise d’otages n’a pas du tout convaincu le monde. D’où l’échec commercial de cette fausse polémique cinématographique- 150 000 spectateurs alors que le budget était de 13 millions d’Euros, même pas 1 million de recettes- La claque, donc.

La suite ici: Pure Poeple

Sur les GG (Grandes Gueules) de RMC

Mathieu Kassovitz n’a pu venir à cette émission par cause d’embouteillage et a été remplacé au pied levé par deux anciens du 11ème Choc. (Il s’était déjà décommandé dans une autre émission). Le premier qui répond aux questions ( à peine dirigées), non participant à l’assaut, est assez évasif malgré une sympathie très nette pour les Kanacs. Le second parle bien, si bien même qu’il confirme le pétage de plombs d’un homme des Forces Spéciales alors qu’il n’était PAS dans la grotte et s’est  « engagé » dans ce Régiment très particulier APRES les évènements cités. Je n’ai qu’une seule pensée: de quoi se mêle-t-il ? Je connais bien ces régiments, le 1er Choc et le 11e Choc, anciennement Bataillons Parachutistes de Choc, en y étant quelques mois: ce n’est pas tout à fait ce que l’on nous apprenait.

C’est curieux quand même, d’avoir trouvé deux membres de la Grande Muette qui daignent discuter le coup.

Une mise au point un peu plus conforme à la réalité des faits:

De Thierry Deransart, du Figaro, mis à jour

Certes, du côté du chef d’état-major des armées, l’amiral Edouard Guillaud, on préfère pour l’instant observer un prudent silence radio. Mais les principaux protagonistes, de l’affaire, eux, ne s’y sont pas trompés: dès le 3 novembre, Bernard Pons, ministre des Dom-Tom au moment des faits, le général Jacques Vidal, qui commandait l’opération «Victor» , le colonel de gendarmerie Alain Benson, chargé des opérations de police judiciaire après l’assaut, et le magistrat otage Jean Bianconi ont publié un communiqué commun. Ils y affirment qu’«ils n’ont eu ni les comportements, ni tenu les propos qui leur sont respectivement prêtés, lesquels relèvent d’une déformation de la réalité, voire de la pure désinformation». Bref, l’honnêteté intellectuelle et l’objectivité factuelle ne semblent guère compatibles avec la conception de la «morale» affichée par Mathieu Kassovitz et Philippe Legorjus. Revue de paquetage.

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Le 21 Janvier 1793, Louis XVI monte sur l’échafaud, place de la Révolution – actuelle place de la Concorde – et sans qu’il puisse parler une dernière fois au peuple  de Paris, il est « … bousculé par quatre valets de bourreau, déshabillé de force, dont le tambour étouffe la voix, garrotté à une planche, se débattant encore, et recevant si mal le coup de la guillotine qu’il n’eut pas le col mais l’occiput et la mâchoire horriblement coupés. » . 

Exécution de Louis XVI
 « Messieurs, je suis innocent de tout ce dont on m’inculpe. Je souhaite que mon sang puisse cimenter le bonheur des français.»

ll était  10 h 22 ce matin-là lorsque Sanson laissa siffler le couperet.

 

C’en était fait, la France bascula dans l’horreur et depuis ce jour n’a de cesse de se diluer allant de pourritures en abjections.

Les calvaires de son épouse Marie Antoinette et de son fils en sont un témoignage flagrant.

 

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 Dans la nuit du 19 au 20 janvier 1771, Louis XV et Maupeou  cassent les Parlements, et leurs membres sont exilés.

«Y a-t-il un seul souverain ? Ou la France est-elle soumise à douze aristocraties ?», se demandait Maupeou.

Le pauvre aujourd’hui, en voyant l’anarchie tempérée par le fric se tirerait surement une balle.

Les deux compères recreent alors un parlement plus conforme aux aspirations du moment, entre autres la supression de la vénalité des offices et l’introduction de l’égalité de tous les sujets devant la justice… .
Le jeune Louis XVI (20 ans) aura la faiblesse, à son avènement, en mai 1774, de restaurer les magistrats dans l’intégralité de leurs charges.

Fatale décision. «On peut sans exagération dire que la Révolution date de 1774», écrit l’historien Jean Tulard.

De Jacques Bainville, Histoire de France, chapitre XIV, La Régence et Louis XV:

« …Choiseul avait essayé de gouverner avec les Parlements en leur donnant les jésuites en pâture, en flattant leurs sentiments jansénistes, en tirant même de leur sein des ministres et des contrôleurs généraux. L’effet de cette politique était déjà usé. Il ne restait plus qu’à recourir aux grands moyens. En 1771, Maupeou, chargé de l’opération, supprima les Parlements et la cour des aides. À leur place furent institués des « conseils supérieurs ». La vénalité des charges était abolie, la justice devenait gratuite. C’était une des réformes les plus désirées par le pays. La suppression des Parlements, acte d’une politique hardie, permettait de continuer cette organisation rationnelle de la France qui, depuis des siècles, avait été entreprise par la monarchie. La voie était libre.

Si nous pouvions faire l’économie d’une révolution, ce n’était pas en 1789, c’était en 1714, à la mort de Louis XV. La grande réforme administrative qui s’annonçait alors, sans secousses, sans violence, par l’autorité royale, c’était celle que les assemblées révolutionnaires ébaucheraient mais qui périrait dans l’anarchie, celle que Napoléon reprendrait et qui réussirait par la dictature : un de ses collaborateurs, le consul Lebrun, sera un ancien secrétaire de Maupeou. Il y a là dans notre histoire une autre sorte de continuité qui a été malaperçue… »

Hélas, cette faiblesse de la jeunesse par la suite nous coûta la fin d’une certaine France, à ce jour bien mal barrée.

Merci  La Faute à Rousseau.

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